Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Kotzias, s'est réjoui mardi de la reprise annoncée le 15 mai des pourparlers de paix sur Chypre, jugeant qu'elle constituait une "ouverture" sur la voie d'une réunification de l'île coupée en deux depuis 1974.
"Nous bénéficions d'une opportunité sur Chypre, il y a une ouverture, comme disent les diplomates américains", a déclaré M. Kotzias à la presse à l'issue d'un entretien avec son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu, à Ankara.
Les dirigeants chypriote grec, Nicos Anastasiades, et chypriote turc, Mustafa Akinci, récemment élu à la tête de la partie turque de l'île, se sont mis d'accord lundi pour reprendre, sous l'égide des Nations unies, les discussions entre les deux parties qui étaient suspendues depuis octobre dernier.
Les Chypriotes grecs avaient alors quitté la table des négociations pour protester contre les actions d'Ankara, qui cherchait selon eux à perturber ses explorations énergétiques en mer en envoyant un navire sismique dans sa zone économique exclusive (ZEE).
"Un règlement de la question chypriote faciliterait la solution de nombreux autres problèmes de la région", a estimé M. Kotzias, qui effectuait sa première visite en Turquie.
Le chef de la diplomatie turque s'est lui aussi dit "optimiste" après l'avancée enregistrée la veille, la qualifiant de "développement important". "2015 constitue une bonne occasion, ne la ratons pas", a déclaré M. Cavusoglu.
Chypre est divisée depuis l'invasion en 1974 de son tiers nord par la Turquie en réaction à un coup d'État nationaliste visant à rattacher l'île à la Grèce. Les efforts internationaux menés depuis n'ont pas abouti à une réunification.
L'élection fin avril de M. Akinci, connu pour ses opinions favorables à la réconciliation, à la tête de la République turque de Chypre du Nord (RTCN) a ravivé les espoirs d'une solution.
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Chypre: un ministre grec se réjouit de la reprise des discussions sur la réconciliation
AFP / le 12 mai 2015 à 14h40


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