Depuis le T2 2013, la croissance du PIB réel en zone euro est redevenue positive, mais n'a jamais dépassé 0.3 % t/t. La moyenne sur la période est de 0.24 % t/t, avec certains accès de faiblesse en fonction de chocs externes, par exemple la hausse de l'euro au S2 2013, ou la crise ukrainienne au printemps 2014. Au T1 2015, le balancier penchera clairement du côté positif. La faiblesse de l'inflation et une certaine relaxation fiscale ont soutenu le pouvoir d'achat et la consommation des ménages. En Espagne, la croissance a bondi à 0.9 % t/t. Selon le consensus, la croissance serait de 0.5 % en Allemagne, 0.4 % en France et 0.2 % en Italie (cela marquerait la fin d'une récession qui a débuté au T3 2011) et, au total, la croissance de la zone euro atteindrait 0.4 %. Si tel est le cas, est-ce l'amorce d'une tendance plus élevée ou un sursaut éphémère ? Il est impossible de trancher définitivement cette question mais les arguments en faveur de la première thèse paraissent assez forts. L'accélération de la consommation a débuté bien avant la baisse des prix du pétrole et correspond plutôt à l'amorce de baisse du chômage. À ce stade, c'est surtout l'investissement qui a manqué à la reprise de la zone euro mais les premiers signes de reprise du cycle du crédit pourraient changer la situation sur ce point. Au bout du compte, la reprise deviendrait plus auto-entretenue et plus solide.
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