La justice bahreïnie a prolongé lundi de deux autres semaines la détention du défenseur des droits de l'Homme Nabil Rajab, arrêté le 2 avril pour propagation de "fausses nouvelles".
La Cour criminelle de Manama a pris sa décision lors d'une audience consacrée à examiner les accusations portées M. Rajab. Ce dernier est poursuivi pour avoir publié sur les réseaux sociaux "de fausses nouvelles" sur la participation de Bahreïn à la coalition arabe qui mène une opération militaire contre les rebelles chiites au Yémen, la qualifiant d'"agression", ainsi que d'"atteinte à une institution de l'Etat". La justice lui reproche d'avoir mis en ligne "un montage de photos d'enfants tués en Syrie en les présentant comme des enfants yéménites tués" par les raids de la coalition arabe.
Les Etats-Unis, alliés de Bahreïn, avaient réclamé la libération de Nabil Rajab et l'abandon des poursuites contre lui. Selon ses proches, M. Rajab a été arrêté pour des tweets dénonçant ce qu'il affirme être des actes de torture dans la prison de Jaw où sont détenus des militants chiites. Il avait déclaré dans une vidéo sur YouTube être victime d'une "tentative des autorités de le priver de son droit à s'exprimer librement". Déjà condamné le 20 janvier à six mois de prison pour "atteinte aux institutions" via des tweets, M. Rajab attend un verdict en appel de ce jugement, prévu le 4 mai.
Bahreïn est secoué par des troubles depuis la répression en 2011 d'un mouvement de contestation, animé par la majorité chiite qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle dans ce petit pays du Golfe, dirigé par une dynastie sunnite.
M. Rajab était l'un des animateurs de ce mouvement. Directeur du Centre bahreïni pour les droits de l'Homme, il avait été libéré en mai 2014 après deux ans d'emprisonnement pour avoir participé à des manifestations non autorisées.
La Cour criminelle de Manama a pris sa décision lors d'une audience consacrée à examiner les accusations portées M. Rajab. Ce dernier est poursuivi pour avoir publié sur les réseaux sociaux "de fausses nouvelles" sur la participation de Bahreïn à la coalition arabe qui mène une opération militaire contre les rebelles chiites au Yémen, la qualifiant d'"agression", ainsi que d'"atteinte à une institution de l'Etat". La justice lui reproche d'avoir mis en ligne "un montage de photos d'enfants tués en Syrie en les présentant comme des enfants yéménites tués" par les raids de la coalition arabe.
Les Etats-Unis, alliés de Bahreïn, avaient...


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