L'Iran a de nouveau rejeté vendredi les accusations saoudiennes sur une ingérence de Téhéran au Yémen, affirmant que celles-ci faisaient partie d'un "effort" pour se décharger de la responsabilité du conflit.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, avait dénoncé jeudi le rôle "négatif" de l'Iran, qui selon lui apporte un soutien financier, logistique et en armes aux rebelles chiites Houthis au Yémen. A la tête d'une coalition de pays arabes, Ryad mène des frappes aériennes sur le Yémen depuis plus 40 jours pour empêcher les Houthis de s'emparer du pays. L'Iran, puissance chiite régionale, dément toute ingérence dans la guerre et affirme n'envoyer que de l'aide humanitaire à la population. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré mercredi que les rebelles chiites n'avaient pas besoin de l'aide militaire de Téhéran.
Ces accusations "ne sont que des efforts pour faire porter la responsabilité (du conflit) sur d'autres, en se fondant sur des analyses infondées", a affirmé la porte-parole de la diplomatie iranienne, Marzieh Afkham, citée par l'agence officielle Irna. Ryad et ses alliés au sein de la coalition arabe ont "virtuellement pris en otage" le pays en instaurant un blocus terrestre, maritime et aérien, a-t-elle ajouté.
Les relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite, qui dénonce des ambitions hégémoniques de Téhéran dans la région, sont très tendues depuis le lancement de l'opération "Tempête décisive". Les autorités iraniennes ont annoncé des manifestations vendredi à travers le pays pour protester contre "les crimes" du gouvernement saoudien et pour soutenir la population yéménite.


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