Rechercher
Rechercher

Campus

Trois questions à Antoine Bakhos, chef du département publicité à la faculté infocom de l’UA

Comment est née l'idée de ce concours ?
L'idée est venue, surtout, de la part des agences publicitaires elles-mêmes, qui se plaignent de ne pas trouver du sang nouveau ; alors qu'il y a sans doute des créatifs doués et qui restent méconnus. L'université doit être cette tribune qui fait le lien entre le monde de la pensée et celui du travail. D'où le concours Publijuniors.
Lors de sa première édition, l'an dernier, la compétition fut destinée aux écoles. Mais cette année, nous avons décidé de nous adresser aux universitaires, aux juniors dans les agences et aux indépendants, pour donner l'opportunité à ceux qui s'engagent dans cette profession de se faire connaître dans le monde de la publicité et de l'art graphique.
L'an prochain, nous envisageons de revenir à l'idée de Publijuniors pour les écoles où un travail d'orientation professionnelle est à faire, avec « Publicréa » pour les universitaires et les créateurs confirmés ou moins confirmés ; car le marché publicitaire est large, sachant que dans ce domaine le marché arabe est tenu par des Libanais qui jouent la transition, l'interface, entre l'Orient et l'Occident.

Quels sont les critères d'admission pour les projets publicitaires ?
La création est absolument libre et le travail peut même avoir été fait depuis longtemps. L'intérêt de ce concours est d'évaluer la créativité et le créatif qui est derrière, la profondeur de sa culture et ses aptitudes. Aucune contrainte n'est donc retenue, pour que les jeunes talents se révèlent à nous et à eux-mêmes.
J'aimerais bien exprimer ma satisfaction pour la présente édition qui a eu une excellente participation. Les étudiants se sont exprimés avec assurance. Ils promettent pour l'avenir.

Quelles sont les caractéristiques d'une bonne publicité ?
La simplicité, qui touche profondément, sans passer nécessairement par l'instinct, mais plutôt par l'humain. L'instinct sexuel, la jalousie ou l'envie amoindrissent la valeur de la pub. La meilleure est celle qui entre par le cœur, marque l'esprit, donne un sens plus beau à la vie et construit une véritable image de marque. Elle passe par l'esthétique et le langage des signes. Il faut donc des créatifs capables de mettre une distance entre eux et ce qu'ils ont appris, qui ont une sensibilité humaine et une responsabilité sociale.

Propos recueillis par N. H.

 


Comment est née l'idée de ce concours ?
L'idée est venue, surtout, de la part des agences publicitaires elles-mêmes, qui se plaignent de ne pas trouver du sang nouveau ; alors qu'il y a sans doute des créatifs doués et qui restent méconnus. L'université doit être cette tribune qui fait le lien entre le monde de la pensée et celui du travail. D'où le concours...

commentaires (0)

Commentaires (0)