Le ministre Mohammad Fneich aurait joué un rôle fondamental hier pour aplanir les obstacles relatifs au déblocage du dossier du téléphone cellulaire. Photo Nasser Trabulsi
Dans un climat dénué de toute tension ou polémique, le Conseil des ministres a décidé hier, au cours de sa réunion sous la présidence du Premier ministre Tammam Salam, de donner aux Forces de sécurité intérieure l'accès à la base des données des communications téléphoniques pour la durée d'un an, en dépit des réserves exprimées par les deux ministres du Hezbollah.
D'autres ministres du 8 Mars ont également exprimé leurs réserves face à cette mesure, qui fait l'objet d'une polémique depuis plusieurs années, à la lumière des assassinats politiques qui ont secoué le pays depuis 2005.
Le ministre de la Culture, Rony Araiji, a ainsi mis en exergue l'anticonstitutionnalité de la loi, tout en indiquant qu'il ne s'y opposerait pas. De même, le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, a exprimé ses réserves face à cette décision, s'insurgeant contre le fait que tous les citoyens soient englobés par cette mesure.
Mais tous les ministres ont pris en considération la situation sécuritaire qui prévaut actuellement, en l'occurrence la lutte contre le terrorisme.
Le Conseil des ministres a par ailleurs décidé, au terme de trois heures de débat, de proroger pour six mois les permis d'exploitation du réseau GSM accordés aux deux opérateurs de téléphonie mobile, Alfa et Touch. La plupart des ministres ont contribué à y trouver une solution et à aplanir les obstacles qui subsistaient, notamment entre le ministre des Télécoms Boutros Harb et le ministre Gebran Bassil, autour des conditions et de la durée de l'appel d'offres sur les conditions d'exploitation de la téléphonie mobile, ainsi que sur les moyens pour l'adopter. Selon des sources bien informées, le ministre Mohammad Fneich aurait joué un rôle fondamental pour parvenir à surmonter ces obstacles.
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Le Conseil a en outre approuvé sans problèmes la décision du ministère des Affaires sociales de prolonger les délais du projet en cours avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) jusqu'à fin 2015, et a accepté un don supplémentaire pour soutenir les efforts visant à faire face aux retombées de l'afflux de réfugiés syriens au Liban.
Le gouvernement a enfin fixé à mardi prochain une séance du Conseil des ministres qui sera consacrée exclusivement à l'étude du projet de budget 2015, sur proposition du Premier ministre Tammam Salam. Une proposition qui a constitué une issue provisoire destinée à éviter toute crise pouvant éclater du fait d'un débat sur la loi de finance.



Plus de secrets dans ce pays. On viole la liberté d 'expression et personne ne bouge . Triste .
13 h 03, le 30 avril 2015