Il y a quelques jours, les Libanais ont célébré le dixième anniversaire du retrait de l'armée syrienne du Liban. Plusieurs à l'époque, moi inclus, ont cru qu'avec ce retrait, tout rentrerait dans l'ordre et que l'État prospérerait à nouveau. Une fausse impression due au fait que la bataille pour la souveraineté et l'indépendance prit le dessus pendant toute la période de 1990 à 2005, occultant ainsi tous les autres problèmes structurels et politiques dont souffrait le pays.
L'accord quadripartite qui a accompagné ce retrait fut bon sur le plan du principe du fait de l'importance de réunifier les deux camps divisés sur la Syrie, mais néanmoins il fut incomplet dans sa forme pour avoir exclu le partenaire chrétien, mauvais dans son contenu pour avoir reconduit les mêmes bases de pouvoir et de partage que la période passée, et trompeur dans ses promesses en raison du manque de crédibilité des engagements, que ce soit au niveau du tribunal international ou des armes du Hezbollah. Aussi fut-il une « occasion ratée » pour un passage calme et réussi entre deux phases, ce qui nous aurait permis d'éviter beaucoup de ce que nous avons vécu durant les dix années qui ont suivi.
Les causes de l'échec sont nombreuses et restent d'actualité. Le premier problème résulte de la perte de la centralité de décision qui caractérisa l'époque syrienne suite à l'hégémonie militaire et politique sur le pays. En effet, le recouvrement de la souveraineté a dévoilé pour la première fois les limites du système de Taëf qui a transféré le centre de décision à un gouvernement consensuel incapable de prendre des décisions (sauf exception) et qui est sujet aux blocages répétitifs en raison des frictions et des différends politiques entre ses composantes. Or il n'existe pas dans la Constitution de Taëf ce qui permet au régime libanais une prise de décision systématique ou des mécanismes de déblocage clairs pour éviter les conséquences, sur le système, des dissensions politiques.
Malheureusement, ce problème persiste aujourd'hui sans solution et le restera tant que le Liban vit une fédération de confessions dans les esprits, les têtes et le comportement tout en refusant de l'admettre et de la refléter par des réformes du système, des mécanismes et des textes, sans que cela ne soit interprété comme une atteinte à l'unité de l'État ou un appel à la division ou à la fédération.
La centralité de décision a besoin d'un pouvoir central homogène pour fonctionner, chose rare au Liban où la division n'est pas traditionnelle et temporaire entre majorité et opposition, mais elle est, plutôt, une division structurelle et politico-confessionnelle ne se terminant pas d'un terme électoral à l'autre. Partant, plus le poids des responsabilités et des prérogatives est allégé au niveau de l'État central au profit d'une décentralisation élargie, plus les risques de frictions sont réduits et la tâche facilitée pour les décisions restantes au niveau central.
Le second facteur aggravant la crise après le retrait syrien fut la perte de stabilité régionale qui caractérisa l'époque passée grâce à l'entente syro-saoudo-américaine de l'accord de Taëf ; ainsi, le problème des Libanais après avril 2005 ne se limita pas aux vices et aux lacunes de leur système politique, mais il s'est approfondi du fait de la grande confrontation régionale entre la Syrie et ses alliés, d'une part, et l'Arabie saoudite et l'Occident et leurs alliés, d'autre part, excepté une brève trêve assurée par les accords de Doha.
Et bien que la Syrie soit sortie totalement du jeu libanais depuis le début de sa crise et de sa guerre en 2011, la confrontation régionale sur toutes les scènes s'est poursuivie entre les deux axes menés respectivement par l'Iran et l'Arabie saoudite et a atteint son apogée au stade actuel. Au Liban, le conflit prend, certes, une tournure de guerre froide, mais cela n'empêche pas que nous vivons une crise qui attend toujours un nouveau compromis régional qui permette de relancer le pays et le travail des institutions d'une façon efficace et continue.
Dix ans après l'heureux événement du retrait syrien, les Libanais continuent de vivre une crise dont les conditions de sortie ne sont toujours pas réunies. Ni le compromis régional semble imminent ni les dispositions à des réformes fondamentales dans le système politique de cohabitation sont possibles.
Et si la capacité de la plupart des Libanais à influencer le processus régional est nulle, cela ne les exempte pas de leur responsabilité nationale et n'explique leur passivité et leur incapacité que par leur pari habituel sur des évolutions et des changements régionaux qui puissent modifier le rapport de force en leur faveur, comme si toutes les leçons du passé ne sont pas suffisantes pour les convaincre tous que les compromis à venir, quels qu'ils soient, ne compenseront pas toutes les opportunités, le temps, les ressources et la productivité qu'ils perdent et gaspillent à cause de leur attentisme accablant.
Liban - Tribune
10 ans déjà... Et l’attente continue
OLJ / Par Par Alain AOUN Député de Baabda, le 29 avril 2015 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Le neveu et son boSSfèèèr amer mettent à profit cette période aléatoire pour faire des affaires ; les boSSfàriens les + ardents d’entre eux vont en pèlerinage à Bkérkéh auprès du Râëéh, le descendant soi-disant de Mâr Nassrallâh ; et le résidu Malsain de ces Martiens, amis du système bääSSyrien, intrigue dans les différents Cazas du pays ! Il s'agit, et pour eux c’est vital, de faire exprimer par cette "populace ce qu’ils n'osent eux encore dire, à savoir la proclamation urgentissime de leur petit caporal néfaste comme président, et la révision de Tâëf. Et si cette populace se prononce dans ce sens, ces oranginés (h)amers ne devraient-ils pas, à l'appel de ce Libannn profond mahééék, sacrifier la virginité de ce Taëf et propulser à la présidence ce bigaradier ? En réalité, ces oranges aléatoires nourrissent les mêmes espoirs à l'égard de cette populace, que les nonnes des couvents à l'égard des brigands. Et ces talus de boSSfééérs, yâïïï, chréti(e)ns n'ont en fait affaire, à quelques exceptions près, qu'à autant de Judas de Cazas ! En effet, la majorité Saine libanaise ne voudra pas comprendre ces insinuations orange pressantes. Cette révision et cette poussée vers la présidence seront mises à mal, par les instruments mêmes qui auraient dus les appeler à la vie par les réponses positives de cette "populace". La voix du Grand-Liban, et, à la vérité, celle du Liban éhhh Sain aura parlé, et se prononcera donc contre cette révision et contre ce genre d’aigre président orange.
11 h 18, le 29 avril 2015