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Moyen Orient et Monde - Syrie

L’État islamique a exécuté plus de 2 000 personnes en 10 mois

Damas accuse Ankara d' « agression directe » à travers son appui aux groupes « terroristes ».

Des obus de mortier, tirés de Syrie, se sont abattus dans la partie du Golan sous occupation israélienne. Jalaa Marey/AFP

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté hier que les jihadistes de l'État islamique (EI) ont exécuté au moins 2 154 personnes, en dehors des combats, depuis la fin juin 2014 en Syrie. Les victimes, dont certaines ont été décapitées ou lapidées, sont des civils, des combattants, mais également 126 militants de l'EI accusés d'être des espions ou des déserteurs. Parmi les morts figurent au moins 930 membres de la tribu sunnite Cheitaat, qui s'étaient opposés à l'EI dans l'est du pays. Le bilan de l'OSDH, une ONG dont le siège est en Grande-Bretagne, ne tient compte ni des journalistes étrangers exécutés ni du pilote de chasse jordanien brûlé vif par les jihadistes.

La diplomatie accorde ses violons
Sur le plan diplomatique, le ministre syrien de la Défense, le général Fahd el-Freij, a entamé, hier, une visite officielle en Iran, axée sur le renforcement de la coopération entre les armées syrienne et iranienne, a annoncé l'agence officielle syrienne Sana. Cette visite en Iran, principal allié régional militaire et financier de la Syrie, intervient alors que le régime de Bachar el-Assad a subi récemment plusieurs revers militaires importants face aux combattants de l'opposition.
Dans ce contexte, la Syrie a accusé hier la Turquie d'avoir fourni un soutien direct aux « groupes terroristes » qui ont attaqué les villes d'Idleb et de Jisr el-Choughour. « Les attaques de groupes terroristes contre la ville d'Idleb et celle de Jisr el-Choughour (...) ont été menées avec le soutien logistique et un appui feu de l'armée turque », a affirmé la télévision publique syrienne qui cite le ministère des Affaires étrangères. « Il s'agit d'une agression directe turque contre la Syrie », ajoute-t-elle.
De son côté, la coalition de l'opposition s'apprête à rencontrer à Genève début mai le médiateur de l'Onu Staffan de Mistura, qui doit mener des consultations séparées avec les protagonistes du conflit syrien, a affirmé hier son président. Khaled Khodja a précisé dans un communiqué que « la coalition a réaffirmé son attachement à une solution politique et la reprise des négociations où elles s'étaient arrêtées ». Toute discussion doit se baser « sur la formation d'un gouvernement transitoire doté des pleins pouvoirs », a-t-il ajouté. Les discussions ne seront pas menées entre les différents acteurs, mais entre M. de Mistura et chaque délégation pour voir si les protagonistes « sont prêts à passer (du stade) des consultations à des négociations » basées sur le communiqué de Genève du 30 juin 2012. Le gouvernement syrien n'a pas confirmé officiellement sa participation. Mais un haut responsable, qui a tenu à garder l'anonymat, a indiqué qu'il sera représenté par l'ambassadeur de Syrie auprès de l'Onu à Genève, Hussam Eddin Ala. L'opposition de l'intérieur n'a pas non plus annoncé sa participation, mais un autre groupe d'opposants connu sous le nom de la « déclaration du Caire » a assuré qu'il y sera.

Combats près du Golan
Sur le terrain, des combats ont opposé hier pour la première fois des rebelles syriens alliés au Front al-Nosra et des jihadistes proches du groupe État islamique (EI) sur le plateau du Golan, dans la localité d'al-Qahtaniyé, à la lisière des positions israéliennes, selon l'OSDH et l'opposition. « Ce sont des batailles importantes car l'EI est maintenant présent dans le sud de la Syrie et se trouve près de la ligne de cessez-le-feu (avec Israël) sur le Golan », a souligné le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Il a précisé que 12 rebelles et membres du Front al-Nosra avaient été tués de même que sept combattants du camp adverse. Quinze membres de Jaich el-Jihad, un groupe ayant fait allégeance à l'EI, ont été faits prisonniers, selon lui. Les combats ont commencé lundi après que les combattants de Jaich el-Jihad ont tendu un piège à un convoi de rebelles du « Front sud » tuant six d'entre eux, a indiqué Issam el-Rayes, porte-parole de la coalition du « Front sud » de la rébellion. « Le Front al-Nosra a rejoint la bataille car Daech (un acronyme de l'EI en arabe) est notre ennemi commun », a-t-il noté.
Israël a annoncé que, durant les combats, deux obus de mortier tirés du Golan s'étaient abattus sur le secteur qu'il occupe sans faire de victimes.
(Source : AFP)

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté hier que les jihadistes de l'État islamique (EI) ont exécuté au moins 2 154 personnes, en dehors des combats, depuis la fin juin 2014 en Syrie. Les victimes, dont certaines ont été décapitées ou lapidées, sont des civils, des combattants, mais également 126 militants de l'EI accusés d'être des espions ou des déserteurs. Parmi les morts figurent au moins 930 membres de la tribu sunnite Cheitaat, qui s'étaient opposés à l'EI dans l'est du pays. Le bilan de l'OSDH, une ONG dont le siège est en Grande-Bretagne, ne tient compte ni des journalistes étrangers exécutés ni du pilote de chasse jordanien brûlé vif par les jihadistes.
La diplomatie accorde ses violonsSur le plan diplomatique, le ministre syrien de la Défense, le général Fahd el-Freij, a entamé,...
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MAIGRE PAR RAPPORT À L'AUTRE DAESCH...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

07 h 14, le 29 avril 2015

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Commentaires (1)

  • MAIGRE PAR RAPPORT À L'AUTRE DAESCH...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    07 h 14, le 29 avril 2015

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