L'État libanais a renoncé à demander la convocation du conseil de la Ligue arabe pour le saisir de la question des interventions syriennes dans ses affaires, apprend-on de source autorisée. Il se contentera d'informer la Ligue de la « situation découlant des événements récents au Liban et des ingérences qui les ont accompagnés ».
La décision a été prise hier, à la suite d'une série de consultations, par la voie diplomatique, avec les autres capitales arabes, en particulier la République arabe unie, qui lui auraient conseillé la modération dans les circonstances présentes. Une note, dans le sens précité, a été adressée, en conséquence, au secrétariat de la Ligue, par l'intermédiaire de l'ambassade du Liban au Caire.
Le Destour dénonce toute ingérence dans les affaires intérieures
Dans la foulée de cette décision, le parti du Destour a publié un « appel aux Libanais (et aux Syriens) ». « À l'occasion de la présentation de la plainte libanaise à la Ligue arabe par suite de l'ingérence flagrante de la part de certaines fractions arabes dans les affaires intérieures du Liban, le Parti de l'union constitutionnelle juge utile de définir sa position, à la lumière des principes de la coopération arabe à laquelle il croit, et d'attirer l'attention de l'opinion arabe sur les répercussions et les incidences que pourrait avoir cette ingérence, dût-elle s'exercer à découvert ou d'une manière secrète », estime le parti.
« Le parti destourien, qui a beaucoup pâti à cause de son attachement au principe sacré de la fraternité arabe et, surtout, du souci qu'il a manifesté d'entretenir des relations amicales avec la Syrie, ne peut, en cette douloureuse circonstance, qu'adresser un appel sincère au peuple et aux responsables syriens, afin qu'ils tiennent sérieusement compte du tort qui sera causé à la cause commune si la situation persiste dans son état actuel », poursuit le texte.
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