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Moyen Orient et Monde

Images du monde

Quand Marine foule le tapis rouge...

Quand Marine foule le tapis rouge...

La présidente du Front national, Marine Le Pen, désignée par l'hebdomadaire américain « Time» comme l'une des 100 personnalités influentes du monde, a salué la reconnaissance d'« un mouvement politique important qui monte ». Cette distinction, « c'est un symbole qu'outre-Atlantique on considère que le Front national est un mouvement sérieux, un mouvement de gouvernement, et que peut-être dans quelques mois il y aura en France des changements importants », a expliqué Mme Le Pen, qui dirige le parti français d'extrême droite depuis 2010, en arrivant à la soirée de gala organisée à New York par le magazine « Time » en l'honneur de ces personnalités. « Comme je suis la seule représentante politique de la France, il était de bon ton que je sois présente », a-t-elle ajouté, hélée par des journalistes à l'entrée du Time Warner Center, à quelques pas de Central Park.
Marine Le Pen a été placée par « Time » parmi les « leaders » du monde, une catégorie où figurent aussi les présidents américain, russe et cubain Barack Obama, Vladimir Poutine et Raul Castro, ainsi que le Premier ministre grec Alexis Tsipras, la chancelière allemande Angela Merkel ou encore le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-un. L'économiste français Thomas Piketty fait également partie des personnalités retenues, tout comme le pape François, la starlette Kim Kardashian ou encore le patron d'Apple Tim Cook.
Cette nomination a été l'occasion pour Mme Le Pen de passer quelques jours à New York, avant de se rendre à la soirée de gala accompagnée de son compagnon Louis Aliot. Vêtue d'une robe longue bleu nuit et d'une cape de velours noir, elle y a fait une arrivée remarquée sur le tapis rouge, un peu après la styliste Diane Von Fustenberg, l'actrice Mia Farrow et le chanteur de country Tim McGraw, et avant la skieuse Lindsey Vonn ou encore l'actrice Julianne Moore.
Timothy A. Clary/AFP

François : La femme n'est pas « subordonnée » à l'homme

À l'occasion de son audience générale hebdomadaire, le pape François, devant 25 000 fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre, a encore appelé à « remettre à l'honneur le mariage et la famille ». François a également condamné hier la conception, courante dans de nombreuses sociétés, selon laquelle la femme est « subordonnée » à l'homme : la femme « n'est en aucun cas une créature de l'homme », n'est pas dans une position d'« infériorité ». Il a fustigé « les excès humiliants des cultures patriarcales qui considèrent la femme comme étant de seconde classe ».
Parallèlement, le Vatican a annoncé hier que le pape fera étape à Cuba, à l'invitation des autorités et des évêques, a confirmé hier le Vatican. « Je peux confirmer que le Saint-Père, ayant reçu et accepté l'invitation des autorités et des évêques de Cuba, a décidé d'accomplir une étape dans l'île avant d'arriver aux États-Unis pour le voyage qui a déjà été annoncé » du 22 au 27 septembre, a annoncé le porte-parole du Saint-Siège, le père jésuite Federico Lombardi, dans un communiqué.
Il s'agit du premier déplacement dans ce pays du pape François, qui a joué un rôle important dans le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis. Le Vatican avait fait état d'une médiation personnelle du souverain pontife. Le pape argentin avait envoyé une lettre aux présidents cubain Raul Castro et américain Barack Obama, et le Vatican avait reçu des délégations des deux pays en octobre.
Benoît XVI s'était rendu à La Havane en 2012 et son prédécesseur, Jean-Paul II, en 1998. Depuis longtemps, la diplomatie vaticane, avec le soutien actif des évêques cubains, travaille à la normalisation des relations avec les États-Unis et aussi à la démocratisation du régime.
Max Rossi/Reuters

Abe et Xi : légère détente à Djakarta

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe (à gauche), et le président chinois, Xi Jinping, se sont rencontrés hier pour la deuxième fois depuis leur prise de fonctions pour améliorer des relations bilatérales ternies par des disputes territoriales et le passé impérialiste du Japon. Xi Jinping et Shinzo Abe se sont entretenus pendant une trentaine de minutes en marge du sommet Asie-Afrique dans la capitale indonésienne Djakarta, a déclaré à l'AFP un responsable japonais, sous le couvert de l'anonymat. Après s'être serré la main avant leurs entretiens, les deux dirigeants semblaient plus détendus que lors de leur première rencontre en novembre dernier en Chine, où ils avaient échangé une difficile poignée de main. « C'était une rencontre au sommet très significative », a déclaré M. Abe, cité par l'agence japonaise Jiji. « En poursuivant les échanges entre le Japon et la Chine, je veux m'assurer de la tendance à l'amélioration des relations entre la Chine et le Japon », a-t-il ajouté. Les relations historiquement glaciales entre les deux pays ont atteint leur plus bas niveau depuis des décennies en raison des divergences concernant la revendication d'îles contrôlées par le Japon en mer de Chine méridionale, et le passé impérialiste du Japon qui, aux yeux de Pékin, n'a toujours pas manifesté de repentance pour les crimes commis dans la région. Peu avant la rencontre entre les deux hommes, M. Abe a causé une nouvelle irritation dans la région en s'abstenant de présenter les excuses du Japon pour les agressions perpétrées par son pays lors de la Seconde Guerre mondiale, dans un discours prononcé devant les dirigeants réunis au sommet Asie-Afrique. Le Premier ministre japonais a exprimé de « profonds remords », mais sans présenter de « sincères excuses » ou effectuer une référence au « passé colonial et à l'agression » exercée par le Japon sur les pays voisins.
Photo Reuters

Quand Marine foule le tapis rouge...
La présidente du Front national, Marine Le Pen, désignée par l'hebdomadaire américain « Time» comme l'une des 100 personnalités influentes du monde, a salué la reconnaissance d'« un mouvement politique important qui monte ». Cette distinction, « c'est un symbole qu'outre-Atlantique on considère que le Front national est un mouvement sérieux, un mouvement de gouvernement, et que peut-être dans quelques mois il y aura en France des changements importants », a expliqué Mme Le Pen, qui dirige le parti français d'extrême droite depuis 2010, en arrivant à la soirée de gala organisée à New York par le magazine « Time » en l'honneur de ces personnalités. « Comme je suis la seule représentante politique de la France, il était de bon ton que je sois présente », a-t-elle...
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