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Économie - Fraude Fiscale

Année record pour le gendarme antiblanchiment en France

Le gendarme antiblanchiment français Tracfin, qui lutte contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, a vu son activité croître de plus de 30 % en 2014. Bertrand Guay/AFP

Le service français de renseignement financier Tracfin, qui célèbre son 25e anniversaire cette année, a amplifié les signalements relatifs à la fraude fiscale en 2014 et doublé son activité liée à la lutte contre le financement du terrorisme depuis le début de l'année. Cet organe rattaché au ministère de l'Économie, qui lutte contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, a vu son activité croître de plus de 30 % en 2014. Une inflation due en partie à l'augmentation des signalements relatifs à la fraude fiscale, selon son rapport annuel publié jeudi.
Cette progression est d'autant plus significative que Tracfin avait déjà « quasiment doublé son nombre de déclarations traitées au cours des cinq années précédentes », a souligné hier le directeur de Tracfin, Jean-Baptiste Carpentier, au cours d'une conférence de presse. Mais « plus de 30 % de déclarations de soupçons ne veut pas dire plus 30 % de fraude », a-t-il nuancé.
Cette « année historique », selon lui, s'explique par « une ambiance internationale et nationale qui a conduit les différentes professions déclarantes à se montrer plus attentives à leurs obligations ». La « médiatisation des affaires financières » a également contribué à cette évolution, selon le rapport.
Dans son rapport annuel d'activité, Tracfin indique avoir accru de 5 % le nombre d'actes d'investigations menés à l'issue de ce premier travail d'analyse et d'autant le nombre d'informations transmises aux autorités judiciaires, aux autres services de renseignements et à l'administration fiscale. Si la transmission à l'autorité judiciaire est constante depuis 2008, « le gros de la croissance » des notes de renseignements transmises concernent les autres administrations partenaires, dont fiscales.

200 soupçons par jour
Tracfin reçoit quotidiennement 200 déclarations de soupçons, la plupart en provenance d'établissements bancaires qui sont, par le jeu de la régulation financière, contraints à la transparence des flux financiers par le jeu de la régulation du secteur. Chacune est examinée dans un court laps de temps – « entre 24 heures et une semaine » –, et entre 15 à 20 % des déclarations vont donner lieu à des investigations de la part de Tracfin, selon M. Carpentier. Une « majorité relative » de dossiers (36 %) porte sur des montants compris entre 100 et 500.000 euros (entre 107 000 dollars et 537 000 dollars) et un nombre « non négligeable » sont considérés à « fort enjeu » financier, soit à plus de 500 000 euros (537 000 dollars), selon ses estimations.
Depuis les attentats de janvier, Tracfin a doublé son activité de lutte contre le financement du terrorisme et prévoit d'y affecter dix emplois supplémentaires dans le cadre du budget triennal (2015-2017). Ainsi en 2014, les flux financiers liés à 3 000 personnes ont pu être suivis par la cellule dédiée à cette mission, et 231 dossiers ont été traités, soit une hausse de 15 % par rapport à 2013.

(Source : AFP)

Le service français de renseignement financier Tracfin, qui célèbre son 25e anniversaire cette année, a amplifié les signalements relatifs à la fraude fiscale en 2014 et doublé son activité liée à la lutte contre le financement du terrorisme depuis le début de l'année. Cet organe rattaché au ministère de l'Économie, qui lutte contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, a vu son activité croître de plus de 30 % en 2014. Une inflation due en partie à l'augmentation des signalements relatifs à la fraude fiscale, selon son rapport annuel publié jeudi.Cette progression est d'autant plus significative que Tracfin avait déjà « quasiment doublé son nombre de déclarations traitées au cours des cinq années précédentes », a souligné hier le directeur de...
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