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Taïwan: une femme candidate de l'opposition à la présidentielle, prône le statu quo avec Pékin

Le principal parti d'opposition à Taïwan a annoncé mercredi que sa présidente, tenante d'une approche pragmatique et souple avec le voisin chinois, serait candidate à la présidentielle de janvier 2016.

A la tête du Parti démocrate progressiste (PDP), Tsai Ing-wen, 58 ans, a accepté l'investiture de sa formation et indiqué que sur la question la plus épineuse de la politique taïwanaise -- les relations de l'île avec Pékin --, elle défendait le "statu quo". A savoir la politique de détente et de rapprochement économique promue depuis son élection en 2008 par le président Ma Ying-jeou du Kuomintang (KMT), parti nationaliste historique de Taïwan.

La Chine et Taïwan ont noué en février 2014 un dialogue historique entre leurs gouvernements, pour la première fois depuis la fin de la guerre civile en 1949. La Chine est le premier partenaire commercial de Taïwan, qui bénéficie aussi d'un boom touristique en provenance du continent. Mais une bonne partie de la population est inquiète de l'influence grandissante de la Chine. Un projet d'accord de libre-échange a provoqué d'importantes manifestations à l'initiative des étudiants. Pendant près de trois semaines en mars l'an dernier, ces derniers avaient occupé le Parlement de Taipei.

Une partie du PDP est favorable au dégel avec la Chine mais d'autres courants y demeurent farouchement opposés, et Mme Tsai va devoir danser sur un fil.
"L'essentiel en termes de diplomatie est la gestion des relations (entre la Chine et Taïwan) de part et d'autre du détroit" de Formose, a-t-elle dit. "Le principe de base est de maintenir le statu quo", a-t-elle ajouté".
Une fois au pouvoir, le PDP réexaminera au cas par cas les accords signés par le président Ma avec la Chine, et "poursuivra les négociations". Mais, a-t-elle prévenu, la politique du gouvernement sera aussi "guidée par la volonté populaire".

Tsai Ing-wen, qui avait été défaite par Ma Ying-jeou lors de la réélection de celui-ci en 2012, serait la première femme à accéder à la présidence de la République de Chine, le nom officiel de Taïwan.
Mme Tsai a occupé en 2000 les fonctions de responsable des relations sino-taïwanaises au sein du gouvernement, puis négocié l'entrée de l'île dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001. Ma Ying-jeou ne se représente pas en 2016 et le KMT n'a pas encore désigné son candidat.
Taïwan est de facto indépendante depuis 1949, mais la Chine populaire considère que l'île lui appartient et n'exclut pas -- sur le papier -- un éventuel usage de la force pour la rattacher au continent.

Le principal parti d'opposition à Taïwan a annoncé mercredi que sa présidente, tenante d'une approche pragmatique et souple avec le voisin chinois, serait candidate à la présidentielle de janvier 2016.
A la tête du Parti démocrate progressiste (PDP), Tsai Ing-wen, 58 ans, a accepté l'investiture de sa formation et indiqué que sur la question la plus épineuse de la politique taïwanaise -- les relations de l'île avec Pékin --, elle défendait le "statu quo". A savoir la politique de détente et de rapprochement économique promue depuis son élection en 2008 par le président Ma Ying-jeou du Kuomintang (KMT), parti nationaliste historique de Taïwan.
La Chine et Taïwan ont noué en février 2014 un dialogue historique entre leurs gouvernements, pour la première fois depuis la fin de la guerre civile en 1949. La Chine est...