Le Conseil de sécurité de l'Onu va voter mardi matin sur un projet de résolution qui frappe de sanctions le chef des miliciens chiites Houthis et le fils de l'ex-président du Yémen Ali Abdallah Saleh, ont indiqué des diplomates.
Selon ce projet, le Conseil impose aussi aux Houthis et à leurs alliés un embargo sur les armes et les somme de cesser les hostilités et d'abandonner le pouvoir "immédiatement et sans conditions".
Toujours selon le projet de texte, le Conseil renouvelle son soutien au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié en Arabie saoudite, et invite les belligérants à régler leurs différends par la négociation, notamment en soutenant la médiation de l'Onu, de façon à obtenir "une cessation rapide" des hostilités.
Le projet a été mis aux point par les pays du Golfe et présenté par la Jordanie, qui préside le Conseil en avril. Il a fait l'objet d'intenses discussions depuis une semaine avec la Russie, qui pourrait le bloquer en usant de son droit de veto.
Moscou estimait que de précédentes moutures du texte étaient trop favorables au président Hadi et que la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite qui s'oppose aux Houthis, soutenus par l'Iran, devait elle aussi cesser ses opérations militaires afin de permettre un accès humanitaire à la population.
Pour tenter d'amadouer les Russes, le texte qui sera soumis au vote des 15 pays membres du Conseil enjoint le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon à "redoubler d'efforts pour faciliter la livraison de l'aide humanitaire et l'évacuation des civils, y compris par l'instauration de pauses humanitaires". Mais il ne fait pas obligation à la coalition anti-Houthis de cesser ses frappes aériennes, même temporairement.
Si le texte est adopté, le Conseil ajoutera à la liste des individus sanctionnés dans le cadre de la crise yéménite les noms de Abdel Malek al-Houthi, chef des miliciens chiites, et Ahmed Ali Abdallah Saleh, fils aîné de l'ex-président yéménite.
Ces sanctions individuelles consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager. Deux commandants houthis et l'ex-président Ali Abdallah Saleh lui-même avaient déjà été sanctionnés par l'Onu, sans effet sur les belligérants.
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Yémen: le Conseil de sécurité votera mardi sur des sanctions contre le chef des houthis
AFP / le 14 avril 2015 à 02h34


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