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Scan TV - Clin D’Œil

Mais qui est véritablement Samir Sfeir ?

Véritable artiste, objecteur de conscience, entier et intègre, ou showman en manque de pub à la recherche éperdue, et démagogue, de la controverse et du buzz ? Le compositeur s'est lâché dans la dernière émission de Nassereddine et Hilal sur la LBC...

Samir Sfeir est un habitué du plateau de Raja et Rodolphe sur la LBCI.

Samir Sfeir, l'un des plus éminents compositeurs de musique arabe contemporaine, ne se fait pas que des amis, loin de là, surtout parmi ses collègues : lors d'une émission assez chaude dimanche dernier, al-Mouttaham avec Raja Nassereddine et Rodolphe Hilal, il a violemment taclé chacune et chacun d'entre eux pour une raison ou une autre, sans manquer d'afficher fièrement son affinité politique. Une émission qui a naturellement reposé un flot de questions... Un artiste doit-il être engagé ? Si oui, quelles sont les limites de son engagement, quelle(s) frontière(s) doit-il respecter ?
Qu'est-ce que la provocation ? Où s'arrête cette provoc intelligente, subversive, productive, et où commence la provoc gratuite, bête et méchante, stérile et diffamatoire ? Quel est enfin, dans tout cela, le rôle des médias en général et de la télévision en particulier ?
En attendant, Samir Sfeir a dû faire exploser l'audimat dimanche dernier.


En politique, il a jugé que le seul candidat qui serait à la hauteur de la première présidence, c'est Michel Aoun. « Ce personnage dont la propreté et la transparence ne font aucun doute est le seul apte à occuper ce poste. Les autres doivent l'admettre et mettre fin à cette vacance. Ce n'est pas lui qui bloque le processus électoral », explique un Samir Sfeir visiblement très convaincu, qui ne s'est pas empêché, par la suite, d'attaquer frontalement le 14 Mars via son secrétaire général, Farès Souhaid, qu'il a traité de « lâche » et d'« ingrat ». Cette personnalité rebelle a répondu avec sang-froid à ses détracteurs qui l'ont accusé d'être « fou » en baisant la main du chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, lors d'un dîner officiel regroupant ses sympathisants et cadres.
Le compositeur connu pour son allergie à la langue de bois a par ailleurs dénoncé le très bas niveau du journalisme actuellement, notamment le journalisme culturel et artistique. « Je ne lis plus actuellement un article de presse digne d'un journaliste qui se respecte », lance-t-il avec assurance et dégoût. Il se déchaîne ainsi contre les réseaux sociaux, les accusant, à travers les infos et les articles qu'ils véhiculent, de ne s'intéresser qu'aux vêtements des artistes, à leurs opérations de chirurgie esthétique, à leurs maisons, à leurs accessoires, ou bien à leur vie intime et leurs déboires conjugaux, occultant totalement, toujours selon lui, leur art et ce qu'ils ont de meilleur à offrir aux spectateurs. « La majorité des journalistes ne font plus l'effort de chercher le vrai art et les vrais talents, ils sont devenus des fonctionnaires qui privilégient la médiocrité. Ils contribuent ainsi à une régression généralisée » tempête-t-il.


Ensuite, c'est un Samir Sfeir plus ou moins calmé et laconique qui s'est employé à critiquer presque tout ce qui bouge : Najwa Karam, trop « philosophique » à son goût et « incohérente » ; Rima Njeim, comparant son dernier exploit de 48 heures en direct « au plus grand plat de hommos ou de taboulé », ni plus ni moins ;
et la MTV, qu'il n'aime simplement pas ; Rotana, qui ne sponsorise que « des artistes qui lui ramènent du pognon et laissent dans l'ombre ceux qui refusent de signer des contrats avec elle ». Sans oublier Tarek Abou Jaoudé, un autre compositeur phénomène sur l'échiquier artisitique libanais, qu'il a traité de « simplet »... Ou, cerise sur le gâteau, son amie Nidale Ahmadiyeh, rédactrice en chef du magazine Jarass, qu'il a traitée de « cloche accrochée à l'arrière d'un mulet et qui sonne à chaque fois qu'il sent le besoin de vider ses intestins »...


Pour ce célèbre compositeur non seulement à l'échelle du Liban mais aussi dans le monde arabe, les vrais « parents » d'un tube sont l'auteur et le compositeur, le chanteur n'en est que l'interprète « qui n'a aucun droit de propriété sur la chanson ». Cet artiste chevronné, présent sur la scène depuis trente ans déjà, entretient une relation étroite et régulière avec ses fans de toutes nationalités, qui ont dépassé les dizaines de milliers de followers sur son compte Twitter. Samir Sfeir doit sa renommée à sa musique, qui a contribué à l'émergence de nombreux grands artistes arabes depuis les années 90 jusqu'à nos jours. Sauf que lui assure que c'est son esprit critique et son côté « perfectionniste » qui ont fait sa notoriété dans un monde (artistique) où il se dit « immunisé contre toutes les personnes qui essayent de lui nuire par jalousie, incompétence, ou même ignorance ».
Samir Sfeir, véritable artiste, objecteur de conscience, entier et intègre, ou showman en manque de pub à la recherche éperdue, et démagogue, de la controverse et du buzz ?

Samir Sfeir, l'un des plus éminents compositeurs de musique arabe contemporaine, ne se fait pas que des amis, loin de là, surtout parmi ses collègues : lors d'une émission assez chaude dimanche dernier, al-Mouttaham avec Raja Nassereddine et Rodolphe Hilal, il a violemment taclé chacune et chacun d'entre eux pour une raison ou une autre, sans manquer d'afficher fièrement son affinité politique. Une émission qui a naturellement reposé un flot de questions... Un artiste doit-il être engagé ? Si oui, quelles sont les limites de son engagement, quelle(s) frontière(s) doit-il respecter ?Qu'est-ce que la provocation ? Où s'arrête cette provoc intelligente, subversive, productive, et où commence la provoc gratuite, bête et méchante, stérile et diffamatoire ? Quel est enfin, dans tout cela, le rôle des médias en général et...
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