Le trafic aérien français restait fortement perturbé jeudi matin, au deuxième et dernier jour d'une grève des contrôleurs aériens, avec près de la moitié des vols annulés et des retards qui devraient s'accentuer au fil de la journée.
La direction générale de l'aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies d'annuler la moitié de leurs vols jeudi, à titre préventif. Le mouvement social, qui a mobilisé 36% de grévistes mercredi, était "encore très suivi ce (jeudi) matin" et a entraîné des "retards de l'ordre de 30 à 50 minutes sur les aéroports de Paris-Roissy, Nice, Toulouse, Nantes, Bordeaux", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'aviation civile.
A Roissy, 42% des 900 vols prévus initialement jeudi ont été déprogrammés, mais aucune annulation "à chaud" n'était signalée en début de matinée, selon une source aéroportuaire. A Orly, autre aéroport parisien, les perturbations étaient conformes aux prévisions, avec "environ 50%" de vols annulés. "Chez Air France, on atteint 70% d'annulations préventives" sur la plateforme, assure une seconde source aéroportuaire, qui explique que la compagnie "a choisi de maintenir en priorité ses vols moyen et long courrier, au départ ou à l'arrivée de Roissy".
Anticipant "d'importantes perturbations", la compagnie à bas coût easyJet a de son côté décidé de déprogrammer 224 vols, soit une vingtaine de plus que la veille.
A Nice (sud-est), premier aéroport de province, ce sont 44% des vols qui ont été annulés au départ, sur les 157 initialement programmés. C'est plus que mercredi, où un quart avait été déprogrammé.
La situation est pire à Montpellier (sud), où "tous les vols sont annulés", a indiqué la direction de l'aéroport.
Le trafic est également fortement perturbé à Lyon (est, 46% d'annulation) et Toulouse (sud-ouest, 50%), et dans une moindre mesure à Marseille (sud), où la direction fait état de quelque 80 vols annulés (30%).
En revanche, la Corse est peu touchée par la grève, 90% des vols étant assurés.
L'impact de la grève lancée par le SNCTA, qui représente la moitié des 4.000 contrôleurs aériens, s'est accentué jeudi en raison d'un appel à la mobilisation nationale lancé en parallèle par quatre syndicats contre l'austérité.
Le SNCTA réclame le droit, pour les organisations représentatives d'aiguilleurs, de négocier des accords spécifiques pour leur profession. Leurs inquiétudes portent notamment sur l'organisation du travail, l'évolution de leur métier et le report de la limite d'âge de 57 à 59 ans.
Une réunion est prévue le 13 avril sur ce sujet.
La direction générale de l'aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies d'annuler la moitié de leurs vols jeudi, à titre préventif. Le mouvement social, qui a mobilisé 36% de grévistes mercredi, était "encore très suivi ce (jeudi) matin" et a entraîné des "retards de l'ordre de 30 à 50 minutes sur les aéroports de Paris-Roissy, Nice, Toulouse, Nantes, Bordeaux", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'aviation civile.
A Roissy, 42% des 900 vols prévus initialement jeudi ont été déprogrammés, mais aucune annulation "à chaud" n'était signalée en début de matinée, selon...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine