Top 3 de la rédaction
20 000 Days on Earth
Un film de Iain Forsyth et Jane Pollard. C'est l'histoire de Nick Cave, à son 20 000e jour sur terre : il a 54 ans. 20 000 Days on Earth n'est ni un documentaire ni un rockumentaire retraçant la vie d'un rocker, mais bien le réel empreint de fiction(s) en tout genre d'un papy du rock, du punk et de la new-wave : Nick Cave, donc. Dans sa tête se bousculent des images, plein d'images; mixées puis remixées dans un imaginaire très fécond, elles se traduiront en mots, en écriture de chansons. Dans ce film réalisé par Jane Pollard et Iain Forsyth, on n'assiste pas nécessairement à des concerts, mais à la confection de chansons. Aux doigts de Nick Cave sur le papier ou au piano. D'abord seul au piano avec ses carnets d'écriture, puis au travail avec Warren Ellis, enfin avec les Bad Seeds, pendant l'enregistrement avec une chorale d'enfants français. Mais aussi sur scène, dans deux séquences rares et très intenses. Telle est la clé de cette belle œuvre qui célèbre la créativité et la création.
Le flot de souvenirs imagés qui se bousculent dans la tête de Nick Cave sont comme un tsunami qui emporte le spectateur : souvenir de Nina Simone, de son père, de sa mère et d'un certain public, aussi. 20 000 Days on Earth, qui a remporté le prix de la meilleure réalisation ainsi que le meilleur montage au festival de Sundance, est définitivement un film où la fiction et la réalité se mêlent. Et qui s'articule sur deux pistes : celle des entrevues avec le psychiatre, au cours desquelles Nick Cave dévoile son rapport à la religion, à Dieu et à la mort, et celle de ces longues balades en voiture... Comme si le spectateur se promenait dans la tête du chanteur. Un périple imaginaire sous le crâne d'un homme qui célèbre avec intensité son existence.
Caricaturistes – Fantassins de la démocratie
Un film de Stéphanie Valloatto produit par Radu Mihaileanu. Il a été présenté hors compétition au Festival de Cannes 2014. Un documentaire qui expose la vie de 12 fous formidables, drôles et tragiques, des quatre coins du monde, des caricaturistes qui défendent la démocratie en s'amusant, avec, comme seule arme, un crayon, au risque de leur vie. Ils sont français, tunisienne, russe, américain, burkinabé, chinois, algériens, ivoirien, vénézuélienne, israélien et palestinien.
À l'origine du projet de documentaire, il y a l'amitié entre Radu Mihaileanu, réalisateur de films, et Plantu, caricaturiste pour le journal Le Monde depuis 40 ans. Une admiration réciproque et des valeurs communes débouchent sur l'envie de créer un film ensemble. L'idée est de parler du combat des caricaturistes pour la démocratie, du risque permanent qu'ils encourent et du fait que les réactions et débats qu'ils suscitent donnent un subtil aperçu de l'état de la liberté d'expression et de la démocratie. En dessinant sur des thèmes aussi forts que la religion, l'économie, la finance, la politique et la guerre, les caricaturistes s'exposent en première ligne. Ils sont les fantassins de la démocratie.
La Cour de Babel
Un film de Julie Bertuccelli. Nominé pour le meilleur documentaire aux Césars 2015, c'est ce documentaire qui ouvre le festival des Écrans du réel. On est loin de l'œuvre de fiction de Laurent Cantet, Entre les murs, mais on est quand même dans le même espace scolaire qui accueille Youssef, Oksana, Yong, Felipe... Ils ont entre 11 et 15 ans. Et leurs prénoms évoquent des voyages, des arrachements, des souvenirs, des joies et des larmes. Julie Bertuccelli (L'Arbre, Depuis qu'Otar est parti...) les a filmés en classe, tout au long de l'année. Mais aussi dans la cour de récréation entre une vie et l'autre. C'est là que le récit naît et que l'écriture de l'histoire se fait.
Focus
À noter dans cette édition la présence de deux œuvres arabes notamment en première projection : le film du Libanais Nicolas Khoury Beirut of the Balkans, et celui du Syrien Liwaa Yajzi, Maskoon, qui a remporté la mention spéciale du prix premier au FID Marseille 2014.
Au programme également, le documentaire évoquant le parcours d'un cinéaste poète. Mr. Leos CaraX de Tessa-Louise Salomé raconte l'histoire de Leos Carax, qui plonge dès ses débuts dans un univers poétique et visionnaire et qui été nominé pour le grand prix du jury au festival de Sundance 2014.
Programme
Cinéma Metropolis Empire Sofil
Dimanche 12 avril, ouverture 20h
La Cour de Babel de Julie Bertuccelli (94 min) VO français.
Lundi 13 avril, 20h
20 000 Days on Earth de Iain Forsyth et Jane Pollard (97 min) VO anglais.
Mardi 14 avril, 20h
Maskoon (Haunted) de Liwaa Yazji (112 min) VO arabe ST anglais.
En présence de la réalisatrice.
Mercredi 15 avril, 20h
Mr. Leos CaraX de Tessa Louise-Salomé (71 min) VO anglais, français et japonais ST français.
Jeudi 16 avril, 20h
Beirut of the Balkans de Nicolas Khoury (53 min) VO arabe ST français.
En présence du réalisateur.
Vendredi 17 avril, 20h
Sois belle et tais-toi ! de Delphine Seyrig (115 min) VO français et anglais.
Samedi 18 avril, 20h
National Gallery de Frederick Wiseman (174 min) VO anglais.
Dimanche 19 avril, 20h
Conversation animée avec Noam Chomsky de Michel Gondry (88 min) VO français et anglais ST français.
Cinéma Montaigne
Lundi 20 avril, 20h
Iranien de Mehran Tamadon (105 min) VO farsi ST français.
Mardi 21 avril, 20h
Caricaturistes – Fantassins de la démocratie de Stéphanie Valloatto (106 min) VO français ST anglais.
Séances à 20 heures | Cinéma Metropolis Empire Sofil, Achrafieh | Cinéma Montaigne
Billet : 6 000 LL. | www.
institutfrancais-liban.com | www.metropoliscinema.net
20 000 Days on Earth
Un film de Iain Forsyth et Jane Pollard. C'est l'histoire de Nick Cave, à son 20 000e jour sur terre : il a 54 ans. 20 000 Days on Earth n'est ni un documentaire ni un rockumentaire retraçant la vie d'un rocker, mais bien le réel empreint de fiction(s) en tout genre d'un papy du rock, du punk et de la new-wave : Nick Cave, donc. Dans sa tête se bousculent des images, plein d'images; mixées puis remixées dans un imaginaire très fécond, elles se traduiront en mots, en écriture de chansons. Dans ce film réalisé par Jane Pollard et Iain Forsyth, on n'assiste pas nécessairement à des concerts, mais à la confection de chansons. Aux doigts de Nick Cave sur le papier ou au piano. D'abord seul au piano avec ses carnets d'écriture, puis au travail avec Warren Ellis, enfin avec les...


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