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Afghanistan : Les islamistes du Hezb-e-Islami proposent d'envoyer des "milliers" de combattants au Yémen

Les islamistes armés du Hezb-e-Islami de Gulbuddin Hekmatyar, un des doyens du jihad antisoviétique qui est aujourd'hui à la tête d'une des principales factions de l'insurrection afghane, ont proposé mercredi d'envoyer des "milliers" de combattants au Yémen pour y appuyer la coalition saoudienne.

Dans un communiqué en langue pachto publié sur son site internet officiel et authentifié auprès de l'AFP par un cadre du parti, le Hezb-e-Islami estime que "tous les musulmans doivent s'unir contre l'Iran" qui "interfère" aujourd'hui dans les affaires du Yémen, après l'Irak et le Liban.

L'Iran, qui est accusée de soutenir les rebelles chiites houthis au Yémen, a vivement condamné les frappes de la coalition arabe menées par l'Arabie saoudite tout en affirmant encourager une solution politique afin de mettre fin au conflit qui a plongé certains secteurs du Yémen dans une situation humanitaire "catastrophique" selon la Croix-Rouge. "S'il y a une possibilité d'aller en Irak ou au Yémen, des milliers de moudjahidine afghans s'y rendront afin de contrecarrer l'interférence de l'Iran et de défendre leurs frères musulmans", poursuit le communiqué du Hezb-e-Islami qui avait bénéficié d'un important soutien de l'Arabie saoudite et du Pakistan dans les années 80 pour mener la "guerre sainte" contre les troupes soviétiques en Afghanistan.

L'Arabie saoudite, qui demeure un allié stratégique du Pakistan, à qui elle fournit pétrole à rabais et une précieuse aide financière, a demandé à Islamabad de lui fournir des "avions", des "navires" et des "forces" pour son opération contre les rebelles houthis, a indiqué au parlement le ministre pakistanais de la Défense Khawaja Asif.

Les parlementaires pakistanais débattent cette semaine de la réponse à donner à cet appel à contribution. Déjà, plusieurs membres de l'opposition, minoritaire en chambre, ont appelé le gouvernement du Premier ministre, Nawaz Sharif, à jouer un rôle de "médiateur" dans ce conflit compte tenu du fait que le Pakistan est un voisin de l'Iran et compte environ 20% de musulmans chiites. Si le Pakistan refuse de soutenir concrètement cette opération, il pourrait toujours faciliter le mouvement d'anciens soldats de l'armée, de mercenaires ou de combattants islamistes chez son allié saoudien, estiment toutefois des analystes.

Les islamistes armés du Hezb-e-Islami de Gulbuddin Hekmatyar, un des doyens du jihad antisoviétique qui est aujourd'hui à la tête d'une des principales factions de l'insurrection afghane, ont proposé mercredi d'envoyer des "milliers" de combattants au Yémen pour y appuyer la coalition saoudienne.
Dans un communiqué en langue pachto publié sur son site internet officiel et authentifié auprès de l'AFP par un cadre du parti, le Hezb-e-Islami estime que "tous les musulmans doivent s'unir contre l'Iran" qui "interfère" aujourd'hui dans les affaires du Yémen, après l'Irak et le Liban.
L'Iran, qui est accusée de soutenir les rebelles chiites houthis au Yémen, a vivement condamné les frappes de la coalition arabe menées par l'Arabie saoudite tout en affirmant encourager une solution politique afin de mettre fin au conflit qui...