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Nos lecteurs ont la parole - Fouad J. Tabet

Plan de relance du centre-ville de Beyrouth

Downtown ! Downtown ! Downtown !
Cette exclamation est le plus souvent celle que prononcent les autochtones, ou les touristes, qui veulent faire du « shopping » en ville. Or le centre-ville de Beyrouth est aujourd'hui un lieu pratiquement déserté.
En effet, il n'y a qu'à voir le nombre de magasins fermés, ou en liquidation, ainsi qu'une bonne partie des bureaux de ce centre. Une des raisons majeures est le fait que les piétons évitent de s'y rendre alors que se sont les piétons qui sont les nerfs moteurs de toute activité commerciale.
De plus, une autre des raisons est l'absence de touristes étrangers, principalement des pays arabes, qui ont carrément évité de se rendre à Beyrouth, en raison de problèmes sécuritaires. Pour créer une zone où les piétons seraient en nombre, il y a lieu de s'organiser comme suit :
Sur base du fait que Solidere occupe une majeure partie de ce centre-ville, il faudrait que Solidere convoque en assemblée générale, elle-même, et tous les propriétaires des immeubles du centre-ville. L'objet de cette assemblée générale serait de proposer les suggestions suivantes à faire approuver – signature à l'appui – par tous les présents à l'assemblée générale :
– Offrir magasins et bureaux sur base d'une liste à établir de ceux qui étaient initialement au centre-ville avant 1975, et qui se sont dispersés vers d'autres lieux. Leur proposer de retourner, et d'occuper un magasin gratuitement pour une période de 2 ans. Il devrait en être de même pour les bureaux.
– Tous les magasins convoqués et les bureaux acceptés devront s'équiper pendant une période de 6 mois (décoration, achalandage de la marchandise, etc.) à leur compte : bureaux, installation téléphonique, Internet, ordinateurs, marchandise à proposer...
– Aucun magasin et aucun bureau n'aura le droit d'ouvrir qu'à une date fixée, tous en même temps (6 mois après la livraison des lieux offerts), la raison serait de créer un mouvement de personnes qui rempliraient magasins et bureaux, et le jour même de l'inauguration, et par la suite.
– Une fois la date d'inauguration fixée, l'on convoquerait le maximum de médias, presse, télévisions nationales et internationales (CNN, TF1, al-Jazeera, etc.), pour lancer le slogan d'ouverture du Centre commercial de Beyrouth.
– Il demeure entendu de tous ceux qui auront reçu gratuitement pour 2 ans magasins et bureaux qu'ils devront signer un accord confirmé par tous les membres de l'assemblée générale, signifiant ce qui suit : à la fin de la date prévue des 2 ans, le bénéficiaire devra répondre à 3 conditions :
1/ Veut-il ou ne veut-il pas renouveler un contrat de 3 ans (sur base d'un loyer au m2 prévu dès à présent) ?
2/ Veut-il ou ne veut-il pas acheter le mètre carré à un prix fixé d'ores et déjà ?
3/ S'il ne veut ni louer ni acheter, il devra évacuer le lieu en une période d'un mois, avec toutes ses installations.
Quant aux magasins et bureaux déjà existants, il leur sera accordé une exemption de loyer pour une période d'un an.

Contribution de l'État libanais
À noter que le gouvernement libanais devra réétudier son plan sécuritaire et réduire la ceinture de protection du Parlement pour permettre aux rues Riad el-Solh (rue des Banques) et attenantes au Parlement de rouvrir leurs magasins au public, sans nécessairement permettre l'arrêt des voitures, mais leur accorder un droit d'arrêt limité (10 à 15 minutes), pour permettre aux clients de ces magasins et banques de descendre de leur voiture ou d'y retourner. Il existe d'ailleurs sous les magasins de Solidere/centre-ville, un parking où les voitures peuvent stationner.
L'idée majeure et principale de ce plan serait de créer une zone fréquentée par une population essentiellement libanaise, et d'inciter par la publicité et les contacts individuels de tous ceux qui se seraient installés dans le centre-ville à créer une fréquentation effective de la part de leur clientèle.
Des magasins connus avant les événements de 1975, qui étaient situés dans ce centre-ville et qui se sont installés qui à Achrafieh, qui à Kaslik, qui à Hadeth ou ailleurs, ne demanderaient pas mieux que d'essayer de retourner à travers une de leurs succursales au centre-ville, gratuitement, et d'essayer de reconquérir leur clientèle sur ce lieu, pour eux historique.

Fouad J. TABET
C.E.O

Downtown ! Downtown ! Downtown !Cette exclamation est le plus souvent celle que prononcent les autochtones, ou les touristes, qui veulent faire du « shopping » en ville. Or le centre-ville de Beyrouth est aujourd'hui un lieu pratiquement déserté.En effet, il n'y a qu'à voir le nombre de magasins fermés, ou en liquidation, ainsi qu'une bonne partie des bureaux de ce centre. Une des raisons majeures est le fait que les piétons évitent de s'y rendre alors que se sont les piétons qui sont les nerfs moteurs de toute activité commerciale.De plus, une autre des raisons est l'absence de touristes étrangers, principalement des pays arabes, qui ont carrément évité de se rendre à Beyrouth, en raison de problèmes sécuritaires. Pour créer une zone où les piétons seraient en nombre, il y a lieu de s'organiser comme suit :Sur...
commentaires (2)

Le centre-ville de Beyrouth ... Downtown ( en anglais lol )... est purement de l'artificiel linéaire .... surtout sans âmes ...alors , considérons lucidement , que le shoping n'est même pas une finalité intellectuelle et/ou romantique en soit .....pour faire revivre Beyrouth la millénaire....

M.V.

12 h 08, le 06 avril 2015

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Commentaires (2)

  • Le centre-ville de Beyrouth ... Downtown ( en anglais lol )... est purement de l'artificiel linéaire .... surtout sans âmes ...alors , considérons lucidement , que le shoping n'est même pas une finalité intellectuelle et/ou romantique en soit .....pour faire revivre Beyrouth la millénaire....

    M.V.

    12 h 08, le 06 avril 2015

  • Les centres villes sont generalement des noyaux des quels se sont repartis des ramifications .Or notre centre ville est une creation artificielle de toute beaute il est vrai mais sans ame .L ame vient de la presence d une population active qui y draine les touristes et les autochtones base de clients potentiels .Or apres la guerre les populations se sont crees d autre noyaux et ily eu une decentralisation telle qu il n y a plus lieu de se rendre au centre que pour le plaisir.Et ce plaisir la est entrave d un cote par les restrictions d acces du aux mesures securitaires ou autres manifestations de protestations politico-sociale et les prix qui y sont pratiques qui eux eloignent les masses,de plus aucun moyen de transport en commun ne vous y conduit et les parkings y sont rares et chers.Les solutions que preconise monsieur Tabet sont interessantes et judicieuses mais pour qu elles portent leurs fruits il faut rendre l acces au centre ville une habitude cree par un nouveau besoin ,et desservie par des moyens a la portee du plus grand nombre . Dolly Talhame

    Dolly Talhame

    07 h 36, le 04 avril 2015

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