Avec le printemps, c'est une pluie d'hirondelles-vedettes qui s'abat sur le Liban. Avant-hier, Claudia Cardinale s'envolait pour son pays ; demain, ce sont Jean Seberg, vedette américaine d'À bout de souffle, et Jean-Paul Belmondo qui atterriront pour tourner quelques séquences du film (...) Échappement libre. La Elsa Martinelli (...), l'actrice italienne, est arrivée hier à Beyrouth (photo) pour y rejoindre son fiancé Willy Rizzo, photographe de Paris Match et de Marie-Claire, qui, avec une équipe de mannequins, prépare actuellement un numéro de ce dernier magazine consacré à la mode d'été.
J'ai pu coincer Elsa Martinelli entre l'ascenseur et l'escalier roulant du Phoenicia, alors qu'elle se rendait (déjà !) à un dîner.
– « J'arrive de Rome, m'a-t-elle dit, où je me suis rendue après le tournage, en Yoougoslavie, du film de Raoul Lévy, Marco-Polo, dans lequel mes partenaires sont Anthony Quinn et Orson Welles. »
– Combien de temps comptez-vous passer au Liban ?
– « À peine deux ou trois jours, car je dois commencer dans dix jours les prises de vues de Une leçon d'amour, film tiré du roman de Sthendal, avec pour metteur en scène Jean Aurel et comme partenaires Anna Karina et Michel Piccoli. »
Devant ma déception, elle enchaîne : « Mais j'aurai quand même le temps de me promener dans les rues, de flâner, car c'est la meilleure façon d'avoir un avant-goût d'une ville. »
À ce moment, Willy Rizzo lui fait signe qu'on les attend, les voitures étant arrivées. Elle s'éloigne accompagnée d'un cliquetis de bracelets. Elle en porte trois ou quatre, les uns à côté des autres, avec d'énormes émaux, breloques, fétiches : « Ils ne sont pas tellement lourds (ils doivent quand même peser un kilo), il suffit de s'y habituer », me lance-t-elle.


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