- Cheikh Abdellatif Deriane, mufti de la République : « Il est nécessaire de nous épauler, entre pays arabes, face aux défis importants qui guettent nos sociétés. Cela n'est possible qu'à travers un sursaut collectif pour dire : "Halte aux tentatives de jouer avec la sécurité nationale arabe". Nous sommes avec la stabilité, la sécurité et la souveraineté des pays arabes, et avec la position audacieuse du roi Salmane ben Abdel Aziz dans le but de préserver la sécurité, la stabilité et la souveraineté du Yémen. »
- Cheikh Naïm Kassem, vice-secrétaire général du Hezbollah, au cours du lancement d'un concours sur la « véritable pensée islamique » à l'Université libanaise : « Il est impossible de légitimer une attaque contre un peuple sous n'importe quel prétexte. Il n'y a pas d'agression juste et d'agression mauvaise. L'attaque contre les Palestiniens serait injuste, tandis que l'agression contre un autre peuple arabe de la région serait juste ? Toute attaque contre un peuple est une attaque ; et toute attaque est un crime que nous condamnons. »
- Imad el-Hout, député de Beyrouth (Jamaa islamiya) : « L'initiative saoudienne s'inscrit dans le cadre d'un traité de défense arabe commun et vise à adresser une série de messages aux Iraniens, pour leur dire que leur expansion aux dépens de la stabilité de la région ne peut pas se poursuivre (...). Nous souhaitons que cette initiative se transforme en projet assurant l'équilibre avec le projet iranien, ce qui pousserait toutes les parties à un comportement calme et stable dans la région. (...) L'opération n'aura pas de répercussions sur le Liban. Le Hezbollah souffre d'un isolement du fait de son entrée dans la guerre en Syrie, dont il n'a pu s'extirper qu'à travers le gouvernement actuel et les dialogues en cours. Il n'est plus prêt à retourner à cet isolement. »
- Assem Araji, député de Zahlé (bloc du Futur), à la Future TV : « Les propos du Premier ministre Tammam Salam au sommet arabe de Charm el-Cheikh sont des propos nationaux et justes. (...) Le Hezbollah veut-il que nous sortions des rangs arabes ? Nous nous sommes engagés à respecter le pacte de la Ligue arabe et il existe, dans la rue libanaise, un grand sentiment de solidarité avec les pays du Golfe qui sont menacés par ce qui se produit au Yémen après l'insurrection des houthis contre le pouvoir légal. Le Hezbollah sait que la rue libanaise est mobilisée en faveur de ce que fait l'Arabie saoudite au Yémen. Il n'ira pas plus loin que le fait d'émettre des réserves en Conseil des ministres contre ce qui se produit. Je ne pense pas qu'il ira jusqu'à provoquer la chute du cabinet. »
- Mahmoud Komati, vice-président du conseil politique du Hezbollah, au cours d'une tournée d'une délégation du Hezbollah à Zahlé : « Il faut que l'échéance présidentielle se tienne au plus vite, en raison de l'importance de ce poste au niveau de la région et de sa spécificité, puisqu'il exprime la coexistence islamo-chrétienne. Il ne faut pas attendre les développements régionaux et ne pas parier sur des ingérences extérieures, qui prolongeront la crise. Ces développements n'auront pas de résultats à court terme influant sur le Liban. Les Libanais doivent donc assumer leurs responsabilités et jouer leur rôle, surtout dans le climat de dialogue qui prévaut actuellement et que nous soutenons tous (...). Les développements au Yémen n'auront aucun effet sur le Liban, même si nous avons exprimé notre position en Conseil des ministres. Cette position ne prendra pas une allure de confrontation ou de provocation, mais de reconnaissance des institutions, afin de résoudre nos problèmes. »
- Jean Oghassabian, député de Beyrouth (bloc du Futur), à La Voix du Liban, 93.3 : « Toutes les parties veillent à ce que le cabinet, irremplaçable, poursuive ses travaux, en dépit de la division sur une série de questions nationales et sur les développements en cours dans la région. Il y a un plafond et des garde-fous à l'escalade en Conseil des ministres, en sus de l'attachement à la poursuite du dialogue, quelles qu'en soient les conséquences. Mais le Liban ne peut pas être isolé de la crise dans la région, que ce soit au Yémen, en Irak ou en Syrie. Partant, il n'y a pas de solution à l'horizon, notamment au niveau du dossier présidentiel, mais pas d'incidents sécuritaires non plus parce que tout le monde est attaché à la stabilité. »
- Michel Sleiman, ancien président de la République, qui a reçu hier l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, l'ancien ministre Adnan Kassar et l'ambassadeur d'Australie : « C'est à se demander si le retard dans l'élection d'un président de la République et le boycott des séances du Conseil des ministres est délibéré, en raison de l'ingérence des Libanais dans les affrontements en Syrie et dans la politique des axes hors des frontières. Il faut que le nouveau président ait une position claire concernant cette ingérence au cœur de son discours d'investiture. »
- Samir Geagea, président des Forces libanaises, recevant à Maarab une délégation de 400 partisans œuvrant dans le secteur bancaire : « Il ne pourrait y avoir de stabilité, d'économie ou de développement réel sans vie politique normale, à commencer par l'élection d'un président de la République, la formation d'un cabinet effectif et le retour de la Chambre des députés à la vie. (...) Les Libanais peuvent être rassurés : la situation au Liban est stable compte tenu de la volonté libanaise de préserver leur pays dans le calme, tandis que la région, notamment l'Irak, la Syrie et le Yémen, est en ébullition. »
- Cheikh Naïm Kassem, vice-secrétaire général du Hezbollah, au cours du lancement d'un concours sur la « véritable pensée islamique » à l'Université libanaise : « Il est impossible de légitimer une attaque contre un peuple sous n'importe quel prétexte. Il n'y a pas d'agression juste et...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef