Le Pakistan est prêt à défendre "l'intégrité territoriale" de l'Arabie saoudite "peu importe le prix", mais pas nécessairement à intervenir au Yémen contre les milices chiites Houthis au sein de la coalition menée par Riyad, a déclaré vendredi son ministre de la Défense.
Selon l'agence officielle saoudienne Spa, le Pakistan fait partie des pays ayant "exprimé leur souhait de participer à l'opération au Yémen" lancée dans la nuit de mercredi à jeudi par l'Arabie saoudite.
Mais vendredi, alors que les raids aériens se poursuivaient, le ministre pakistanais de la Défense Khawaja Asif a affirmé au parlement qu'aucune décision n'avait encore été prise concernant une éventuelle participation du Pakistan à cette opération visant à soutenir le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi menacé par les rebelles Houthis. "Nous ne voulons pas être impliqués dans une prolifération (du conflit), nous allons tenter de le contenir", a déclaré M. Asif qui a par ailleurs annoncé un report "d'un jour ou deux", après la réunion de la Ligue arabe, de la visite en Arabie saoudite, prévue vendredi, d'une délégation pakistanaise. "Nous ne participons pas et ne participerons à aucun conflit divisant le monde musulman", a ajouté M. Asif. Mais, "s'il y a une quelconque menace qui pèse sur la souveraineté ou l'intégrité du territoire de l'Arabie saoudite, le Pakistan défendra (son allié) peu importe le prix", a prévenu le ministre.
Le Pakistan et l'Arabie saoudite sont des alliés de longue date. L'Arabie Saoudite fournit du pétrole et une importante assistance financière au Pakistan, seul pays musulman doté de l'arme nucléaire, qui l'assiste de son côté en matière militaire. Une intervention contre des rebelles chiites au Yémen risque toutefois d'irriter l'Iran, pays voisin du Pakistan, et la minorité musulmane chiite pakistanaise qui représente environ 20% de la population de ce pays de près de 200 millions d'habitants.
Dans un éditorial, le grand quotidien pakistanais Dawn mettait ainsi en garde vendredi contre une participation militaire à la mission saoudienne, appelant plutôt Islamabad à jouer un rôle diplomatique dans l'espoir de rapprocher son allié saoudien et son voisin iranien, opposé à l'opération au Yémen. L'armée pakistanaise est par ailleurs déjà impliquée dans une importante opération militaire contre le Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP, talibans pakistanais) et ses alliés dans les zones tribales du nord-ouest du pays, un repaire de jihadistes à la lisière de l'Afghanistan.
Selon l'agence officielle saoudienne Spa, le Pakistan fait partie des pays ayant "exprimé leur souhait de participer à l'opération au Yémen" lancée dans la nuit de mercredi à jeudi par l'Arabie saoudite.
Mais vendredi, alors que les raids aériens se poursuivaient, le ministre pakistanais de la Défense Khawaja Asif a affirmé au parlement qu'aucune décision n'avait encore été prise concernant une éventuelle participation du Pakistan à cette opération visant à soutenir le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi menacé par les rebelles...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine