Les députés turcs ont voté vendredi une version raccourcie du projet de loi très controversé de "sécurité intérieure" du gouvernement incluant les principales mesures destinées à renforcer les pouvoirs de la police jugées "liberticides" par l'opposition.
Au terme de plus d'un mois de débats très houleux, ponctués de violentes bagarres, le Parlement, où le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) au pouvoir depuis 2002 dispose de la majorité absolue, a définitivement adopté au petit matin 69 des 132 articles du texte initial.
Sur les 231 élus présents en séance, 199 ont voté pour et 32 contre, a rapporté l'agence de presse Dogan.
A moins de trois mois des élections législatives du 7 juin, le gouvernement avait décidé il y a quinze jours de renvoyer en commission les 63 articles qui n'avaient pas encore été adoptés, afin de calmer la colère de l'opposition.
Parmi les mesures adoptées vendredi figurent toutefois quelques unes des plus critiquées par les adversaires du régime du président Recep Tayyip Erdogan, qui l'accusent de vouloir faire de la Turquie un "Etat policier". Le texte voté permet aux policiers de fouiller domiciles ou véhicules sur la base de simples "soupçons" ou de retenir des suspects en garde à vue pendant quarante-huit heures, contre vingt-quatre auparavant, sans supervision d'un magistrat. Il punit aussi de quatre ans de prison les manifestants porteurs de cocktails Molotov ou de feux d'artifice.
Le gouvernement a présenté ce projet de loi à la suite des violentes émeutes prokurdes qui ont agité le pays en octobre dernier, faisant une quarantaine de morts. Son vote intervient dans un climat tendu par l'approche des législatives du 7 juin et les difficiles pourparlers de paix engagés pour mettre un terme à la rébellion kurde.
Homme fort de la Turquie depuis 2003, M. Erdogan espère que son parti y raflera les deux tiers des 550 sièges de députés nécessaires à une réforme de la Constitution destinée à renforcer ses pouvoirs de chef de l'Etat.
Au terme de plus d'un mois de débats très houleux, ponctués de violentes bagarres, le Parlement, où le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) au pouvoir depuis 2002 dispose de la majorité absolue, a définitivement adopté au petit matin 69 des 132 articles du texte initial.
Sur les 231 élus présents en séance, 199 ont voté pour et 32 contre, a rapporté l'agence de presse Dogan.A moins de trois mois des élections législatives du 7 juin, le gouvernement avait décidé il y a quinze jours de renvoyer en commission les 63 articles qui...


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