Le président ukrainien Petro Porochenko a limogé dans la nuit de mardi à mercredi le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, le sulfureux milliardaire Igor Kolomoïski, au coeur d'une possible guerre des oligarques au sein du pouvoir.
Les deux hommes se sont rencontrés dans la nuit à la présidence et, selon les services du chef de l'Etat, M. Kolomoïski, 52 ans, a présenté sa démission. "Le président a accepté l'offre de démission d'Igor Kolomoïski", nommé en mars 2014 à la tête de la région de Dnipropetrovsk, frontalière des territoires séparatistes prorusses, selon un communiqué de la présidence ukrainienne.
Bien que toute proche de la région de Doentsk, Dnipropetrovsk a résisté aux appels du séparatisme russe, notamment grâce au milliardaire Igor Kolomoïski qui a littéralement acheté la paix sociale et empêché pour beaucoup d'observateurs la rébellion de s'y propager.
Mais la semaine dernière, le Parlement a voté dans la douleur une loi visant à modifier la composition des conseils d'administration des entreprises publiques afin d'y réduire le contrôle exercé par les actionnaires minoritaires. Et le bras de fer entre MM. Kolomoïski et Porochenko s'est cristallisé.
Des hommes armés et encagoulés se sont introduits dans les locaux à Kiev de deux sociétés publiques, dont le contrôle était jusqu'à présent assuré par des proches d'Igor Kolomoïski. Ce dernier s'est rendu au siège d'une des sociétés concernées par la nouvelle loi, UkrTransNafta, qui gère le réseau d'oléoducs de l'Ukraine et est détenue à 100% par l'Etat. Son but : empêcher le remplacement annoncé par les autorités de son directeur de longue date, Olexandre Lazorko.
Et dimanche, alors que les hommes armés ont quitté les locaux d'UkrTransNafta malgré la confirmation du départ de son directeur, des personnes armées et encagoulées se sont introduits dans les locaux d'une autre société : UkrNafta, la compagnie nationale du pétrole, détenue à 50% plus une action par l'Etat.
Le président Petro Porochenko, lui-même considéré comme un oligarque avec une fortune évaluée à 1,3 milliard de dollars par Forbes en 2014, a alors haussé le ton. "Chez nous, aucun gouverneur ne peut disposer de forces armées", a-t-il martelé lundi. Le lendemain, les hommes armés quittaient le siège d'UkrNafta, selon le service de presse de la société joint par l'AFP. Et quelques heures plus tard, Igor Kolomoïski était limogé.
Les deux hommes se sont rencontrés dans la nuit à la présidence et, selon les services du chef de l'Etat, M. Kolomoïski, 52 ans, a présenté sa démission. "Le président a accepté l'offre de démission d'Igor Kolomoïski", nommé en mars 2014 à la tête de la région de Dnipropetrovsk, frontalière des territoires séparatistes prorusses, selon un communiqué de la présidence ukrainienne.
Bien que toute proche de la région de Doentsk, Dnipropetrovsk a résisté aux appels du séparatisme russe, notamment grâce au milliardaire Igor Kolomoïski qui a littéralement acheté la paix sociale...


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