Le maire de Nice, sur la Côte d'Azur (sud de la France), a décidé de suspendre le mariage civil d'un couple de musulmans, la jeune femme s'étant radicalisée au cours des derniers mois alors que son futur époux est soupçonné de vouloir aller faire le jihad.
"J'ai décidé de faire opposition à ce mariage auprès du procureur de la République (...) dès lors que j'ai eu un doute légitime sur la sincérité de l'union à célébrer", a indiqué mardi Christian Estrosi, le député-maire UMP (droite) de la ville.
La célébration lundi du mariage civil a été suspendue sur décision de justice.
Agée de 21 ans, la jeune femme "était engagée dans un phénomène de radicalisation amplifié ces derniers mois", a expliqué le maire.
La cellule de lutte, d'écoute et d'action contre les dérives fondamentalistes mise en place par la ville en octobre dernier avait signalé la radicalisation croissante de la jeune femme ces derniers mois, note l'élu.
Quant au futur époux, âgé de 28 ans, il faisait l'objet d'une fiche d'individu à surveiller à la direction générale de la sécurité intérieure, comme étant susceptible d'aller faire le djihad à l'étranger.
L'homme "a été condamné, il y a moins de deux mois, pour violence en groupe contre un boulanger qui avait commis pour seul méfait de vendre des sandwichs au jambon et des babas au rhum", a souligné M. Estrosi.
L"homme avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir agressé, avec deux autres personnes de confession musulmane, le boulanger qu'ils accusaient de pas être un "bon musulman".
"Dans notre République, c'est intolérable. Je ne céderai rien, même si cela doit me faire prendre des risques, car on ne peut pas être faible quand il s'agit de la République", a encore commenté l'élu.
Le couple - la femme portant une tenue "proche du niqab" - s'est rendu lundi après-midi au service de l'état civil de la mairie pour exprimer son mécontentement, précise la mairie de Nice. Une douzaine de véhicules ont en outre bloqué la voie devant l'Hôtel de ville.
Les autorités françaises ont adopté en novembre une loi antiterroriste visant en particulier à freiner les départs de jihadistes vers des zones de combat, notamment la Syrie où 90 Français ont été tués au combat. Plusieurs d'entre eux se sont rendus en Syrie avec femme et enfants.
"J'ai décidé de faire opposition à ce mariage auprès du procureur de la République (...) dès lors que j'ai eu un doute légitime sur la sincérité de l'union à célébrer", a indiqué mardi Christian Estrosi, le député-maire UMP (droite) de la ville.La célébration lundi du mariage civil a été suspendue sur décision de justice.Agée de 21 ans, la jeune femme "était engagée dans un phénomène de radicalisation amplifié ces derniers mois", a expliqué le maire.La cellule de lutte, d'écoute et d'action contre les dérives fondamentalistes mise en place par la...


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