UEM : indice PMI et variation du PIB
Si le climat des affaires en zone euro ne poursuit pas son amélioration, ce sera à n'y plus rien comprendre. Chute des prix du pétrole, dépréciation de l'euro, faiblesse des taux d'emprunt, assouplissement du policy-mix, affermissement de la demande des ménages, amorce de redressement du crédit... Tout est réuni pour cela. Les risques (Russie, Grèce) ne font pas a priori le poids face à cela. Sur la base des données de production et de consommation de janvier, des modèles de nowcast suggèrent que la croissance du PIB réel pourrait atteindre ou dépasser 0.5 % au T1 2015 en France et en Allemagne. Si tel doit être le cas, le climat des affaires mesuré par les indices PMI apparaît alors plutôt en retard, malgré son amélioration des derniers mois (graphe ci-contre). Le lien PMI-croissance n'est certes pas parfait, mais il est tout de même assez fort à l'échelon de la zone euro. Une nouvelle hausse de ces indices – attendue par le consensus dans les enquêtes préliminaires du mois de mars – donnerait donc un bon signal pour le momentum de croissance du début d'année. À l'échelon national, il demeure des écarts notables, la France faisant figure de retardataire. Pour ce pays, on serait plutôt enclin à privilégier l'enquête nationale de l'Insee sur l'enquête PMI. Cette dernière traduit en effet un degré de morosité des chefs d'entreprises qui n'est pas confirmé par les données d'activité du secteur manufacturier.
Cet article est réalisé par Fidus

