Première parade militaire depuis 7 ans au Pakistan sous haute sécurité
Le Pakistan a organisé hier à Islamabad sa première parade militaire nationale depuis plus de 7 ans, un défilé en grande pompe destiné notamment à montrer que le pays et sa puissante armée gardent le dessus sur les rebelles talibans. Pour éviter tout attentat, les autorités avaient brouillé les réseaux de téléphonie mobile, fermé certaines routes et disséminé des renforts de sécurité à travers la capitale. La parade, à laquelle assistaient le président pakistanais Mamnoon Hussain, le Premier ministre Nawaz Sharif et le chef d'état-major des armées, le général Raheel Sharif, s'est déroulée sans incident. L'armée a fait défiler lors de cette parade diverses armes et unités, des missiles à capacité nucléaire au nouveau drone fait maison Burraq, en passant par une fanfare montée sur des chameaux, sous les acrobaties des chasseurs JF-17, fabriqués par le Pakistan en coopération avec son allié et voisin chinois.
La dernière édition de cette parade, traditionnellement organisée le 23 mars, un jour férié, avait eu lieu en 2008, dernière année du régime militaire du général putschiste Pervez Musharraf. Elle avait ensuite été annulée pour raisons de sécurité, alors que le pays était la cible d'une vague croissante d'attentats attribués aux rebelles du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), un allié d'el-Qaëda. L'armée estime avoir depuis largement affaibli le TTP par ses multiples offensives menées ces dernières années dans les zones tribales du Nord-Ouest, à la frontière de l'Afghanistan, dont celle toujours en cours dans le Waziristan du Nord, principal bastion des rebelles. Faisal Mahmood/Reuters
Karim Wade condamné à six ans de prison ferme pour « enrichissement illicite »
L'ex-ministre sénégalais Karim Wade, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade, a été condamné hier à six ans de prison ferme et plus de 210 millions d'euros d'amende pour « enrichissement illicite », selon la décision lue par le président de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), une juridiction spéciale. Le chef d'accusation de corruption n'a en revanche pas été retenu contre Karim Wade, qui a été désigné samedi par son parti candidat à la prochaine présidentielle. Le parquet avait requis le 17 février contre l'ancien puissant ministre sept ans de prison ferme, plus de 380 millions d'euros d'amende, une privation de droits civiques et une confiscation de ses biens. L'annonce du verdict par le président, Henri Grégoire Diop, a été interrompue par les hurlements des dizaines de partisans de Karim Wade présents à l'audience, dont beaucoup ont fondu en larmes, couvrant la fin de la lecture de la décision.
Karim Wade, 46 ans, en détention préventive depuis avril 2013, principal prévenu de ce procès qui s'est ouvert le 31 juillet 2014, où il comparaissait avec une dizaine de complices présumés, était absent de l'audience hier. Selon plusieurs avocats interrogés par l'AFP, il pourrait se pourvoir en cassation devant la Cour suprême. Depuis le matin, le Palais de justice était placé sous forte surveillance, avec des policiers et gendarmes déployés dans l'enceinte et autour du site. L'ancien chef d'État Abdoulaye Wade, bientôt 89 ans, qui n'a assisté à aucune audience, s'est rendu hier au palais, accueilli par des vivats de militants et de sympathisants de sa formation, le Parti démocratique sénégalais (PDS). Seyllou Diallo/AFP
Lee Kuan Yew, le père du Singapour moderne, décédé à 91 ans
Le premier et ancien chef de gouvernement de Singapour, Lee Kuan Yew, principal artisan de la transformation de la cité-État en une des économies les plus florissantes d'Asie qu'il a dirigée d'une main de fer, est décédé hier à l'âge de 91 ans, a annoncé le Premier ministre, Lee Hsien Loong, son fils, qui a décrété sept jours de deuil national. « Il fut un vrai géant de l'histoire qui restera pour les générations à venir comme le père du Singapour moderne et comme l'un des grands stratèges des affaires asiatiques », a déclaré le président américain Barack Obama. La Chine a elle aussi loué « un stratège ayant à la fois des valeurs orientales et une vision internationale ». De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé que Lee Kuan Yew était un « homme d'État exceptionnel » qui a « façonné l'histoire de son pays depuis son indépendance en 1965 ».
Né le 16 septembre 1923 dans une famille d'origine chinoise, et premier chef de gouvernement de Singapour en 1959, année où la cité-État s'est affranchie de la tutelle britannique, Lee Kuan Yew a connu une longévité exceptionnelle à ce poste qu'il a occupé jusqu'en 1990. Au cours des trois décennies de pouvoir de Lee Kuan Yew, Singapour a connu un spectaculaire développement économique pour devenir l'un des « tigres asiatiques ». L'archipel d'un peu plus de cinq millions d'habitants est devenu un centre régional, financier et touristique, connu pour ses hautes technologies, en particulier dans le domaine de la santé. Edgar Su/Reuters
Le Pakistan a organisé hier à Islamabad sa première parade militaire nationale depuis plus de 7 ans, un défilé en grande pompe destiné notamment à montrer que le pays et sa puissante armée gardent le dessus sur les rebelles talibans. Pour éviter tout attentat, les autorités avaient brouillé les réseaux de téléphonie mobile, fermé certaines routes et disséminé des renforts de sécurité à travers la capitale. La parade, à laquelle assistaient le président pakistanais Mamnoon Hussain, le Premier ministre Nawaz Sharif et le chef d'état-major des armées, le général Raheel Sharif, s'est déroulée sans incident. L'armée a fait défiler lors de cette parade diverses armes et unités, des missiles à capacité nucléaire au nouveau drone fait...


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve