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Dernières Infos - Justice

Siniora au TSL : Les ministres du gouvernent Hariri étaient choisis par le régime syrien

L'ancien Premier ministre libanais Fouad Siniora, qui témoignait lundi devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) jugeant les assassins de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, a affirmé que le régime syrien avait imposé à ce dernier en 1997 les noms des ministres au sein de son gouvernement.

"En 1997, la relation entre Rafic Hariri et le régime syrien passait par des hauts et des bas", a déclaré M. Siniora. "Avant 1992 je le rencontrais occasionnellement en Syrie en raison de la situation sécuritaire au Liban, à l'époque", a-t-il également affirmé. 

Depuis 1997, Rafic Hariri avait uniquement le droit de choisir trois ministres au sein de son gouvernement, a poursuivi Fouad Siniora. "Il a choisi Bahij Tabbara, Samir Jisr et moi-même, le reste des ministres étant sélectionnés par le régime syrien", a indiqué l'ancien Premier ministre. "A l'époque, Ghazi Kanaan venait parfois rencontrer Hariri au Liban, les autres fois ce dernier se réunissait avec Rustom Ghazalé connu sous le nom de Abou Abdo, d'autres fois il se rendait lui-même en Syrie".

"En 1997 Hariri s'était rendu en Syrie pour rencontrer Hafez el-Assad en essayant de le convaincre que les circonstances politiques, économiques et sécuritaires imposaient un groupe de ministres autres que celui qui lui a été soumis. Il a essayé de persuader le président syrien au moyen de plusieurs arguments, mais celui-ci était resté sur sa position", a ajouté Fouad Siniora. "Hafez el-Assad lui disait : Non tu peux travailler avec ces ministres, tu es à la hauteur de la responsabilité".

Avant M. Siniora, Ghazi Youssef, député et ami proche de Rafic Hariri, Abdelatif Chamaa, ami personnel et bras droit de l'ancien chef du gouvernement, ainsi que les anciens députés Salim Diab et Ghattas Khoury avaient témoigné. Le premier responsable politique libanais à avoir apporté son témoignage était l'ancien ministre Marwan Hamadé.

L'ancien Premier ministre libanais Fouad Siniora, qui témoignait lundi devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) jugeant les assassins de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, a affirmé que le régime syrien avait imposé à ce dernier en 1997 les noms des ministres au sein de son gouvernement.
"En 1997, la relation entre Rafic Hariri et le régime syrien passait par des hauts et des bas", a déclaré M. Siniora. "Avant 1992 je le rencontrais occasionnellement en Syrie en raison de la situation sécuritaire au Liban, à l'époque", a-t-il également affirmé. 
Depuis 1997, Rafic Hariri avait uniquement le droit de choisir trois ministres au sein de son gouvernement, a poursuivi Fouad Siniora. "Il a choisi Bahij Tabbara, Samir Jisr et moi-même, le reste des ministres étant sélectionnés par le régime syrien", a indiqué...