La milice chiite des Houthis a envoyé lundi de nouveaux renforts vers le sud du Yémen, avec comme objectif la ville d'Aden où est retranché le président, se heurtant à la résistance de tribus qui lui sont hostiles, selon des sources sécuritaires.
Des accrochages se sont produits dans la nuit entre des hommes de tribus et des Houthis qui acheminaient des renforts autour de Taëz (sud-ouest), troisième ville du Yémen, que ces miliciens cherchent à contrôler totalement après avoir occupé son aéroport et la base militaire attenante, selon des sources concordantes.
Les Houthis, proches de l'Iran et qui contrôlent la capitale Sanaa et le nord du pays, bénéficient de relais et de soutiens au sein de l'armée parmi les fidèles de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir de 1978 à 2012. M. Saleh a fait cause commune avec les Houthis aux dépens du président Abd Rabbo Mansour Hadi qui a reçu, dimanche soir, le soutien unanime du Conseil de sécurité de l'ONU.
Deux convois militaires de Houthis, qui faisaient route en direction d'Aden, ont dû rebrousser chemin après s'être heurtés à la résistance de tribus à Haijat Al-Abd et à Al-Maqatara, deux zones situées respectivement à 40 et à 80 km de Taëz, ont indiqué à l'AFP des responsables locaux et des sources sécuritaires. Aucun bilan des affrontements n'a été fourni.
Dans la province voisine d'Ibb, les miliciens Houthis ont acheminé dimanche "quelque 5 000 hommes et plus de 80 chars de combat dans la région d'el-Qaëda", localité à 30 km au nord-est de Taëz, ont affirmé à l'AFP des sources militaire et locales. Ces renforts ont été installés dans des écoles d'el-Qaëda, que les Houthis ont tranformées en casernes, ont ajouté ces sources.
Le chef de la milice chiite, Abdel Malak al-Houthi, a appelé dimanche à "la mobilisation générale" pour poursuivre l'offensive lancée par ses forces dans le sud du Yémen qui vise selon lui les extrémistes sunnites d'el-Qaëda et du groupe Etat islamique (EI).
Alors qu'el-Qaëda au Yémen, bien implantée dans le sud du Yémen, est considérée comme la branche la plus dangereuse du réseau extrémiste, l'EI a revendiqué les attentats suicide ayant fait 142 morts et 351 blessés vendredi dans deux mosquées de Sanaa fréquentées par les Houthis. Le Yémen s'achemine vers "une guerre civile", a averti dimanche soir l'émissaire de l'ONU.
Des accrochages se sont produits dans la nuit entre des hommes de tribus et des Houthis qui acheminaient des renforts autour de Taëz (sud-ouest), troisième ville du Yémen, que ces miliciens cherchent à contrôler totalement après avoir occupé son aéroport et la base militaire attenante, selon des sources concordantes.
Les Houthis, proches de l'Iran et qui contrôlent la capitale Sanaa et le nord du pays, bénéficient de relais et de soutiens au sein de l'armée parmi les fidèles de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir de 1978 à 2012. M. Saleh a fait cause commune...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine