Des sources militaires informées ont assuré hier à l'agence al-Markaziya que le programme d'armement de la troupe, financé par les dons internationaux, a bel et bien été entamé « afin que la troupe puisse faire face à tous les dangers terroristes ». La délégation militaire française présente à Beyrouth continue d'intensifier ses contacts et ses réunions avec des responsables militaires libanais afin d'étudier les détails de l'opération de livraison de l'équipement militaire d'un point de vue technique. Cela notamment après la visite à Beyrouth du président d'Odas, la compagnie française chargée du développement des exportations dans le domaine de la défense, de la sécurité et des hautes technologies, l'amiral Édouard Guillaud. Ce dernier a rencontré de nombreux responsables lors de sa tournée, notamment le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, avant de quitter Beyrouth jeudi soir.
La première livraison d'armes devrait par ailleurs se faire à la mi-avril, quitte à ce que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian arrive à Beyrouth le 22 avril, pour donner à l'événement toute l'importance qu'il mérite. Selon al-Markaziya, la livraison d'armes conformément à l'accord libano-franco-saoudien devrait s'étaler sur cinq ans et non pas trois, comme le rapportaient précédemment les informations. En effet, les armes demandées par le Liban ne sont pas toutes disponibles dans les dépôts français, notamment les hélicoptères et les frégates de type Patrouilleur. Leur fabrication devrait nécessiter quelques années. Sur un autre plan, une délégation militaire libanaise devrait se rendre prochainement à Paris pour planifier des sessions d'entraînement pour les généraux libanais afin qu'ils apprennent à utiliser les nouvelles armes.
Liban
Le ministre français de la Défense sera à Beyrouth le mois prochain
OLJ / le 21 mars 2015 à 01h08

