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Syrie: les enquêteurs de l'ONU vont partager des noms de criminels avec des Etats

Les enquêteurs de l'ONU sur la Syrie ont déclaré mardi qu'ils allaient "partager" avec la justice de certains Etats des "noms et des informations" relatives à des auteurs de crimes de guerre afin qu'ils soient jugés.

Depuis qu'ils ont commencé à dresser une liste confidentielle d'auteurs de crimes de guerre, rapport après rapport, les enquêteurs de l'ONU, en place depuis septembre 2011, avaient toujours indiqué qu'ils voulaient la garder confidentielle, réservant ces informations pour la Cour pénale internationale (CPI) une fois qu'elle serait saisie.

Présentant son dernier rapport devant le Conseil des droits de l'Homme, le président de la commission d'enquête, le Brésilien Paulo Pinheiro, a expliqué mardi que les enquêteurs avaient décidé de divulguer la liste des noms et des informations sur ces criminels, mais de façon "ciblée".
"Nous n'allons pas rendre publique aujourd'hui la liste des noms. (...) Nous allons partager des noms et des informations relatives à certains auteurs présumés" de crimes de guerre avec "les autorités judiciaires" des Etats qui se préparent à les juger, a-t-il dit. "Nous encourageons ces autorités à nous contacter avec des demandes d'informations", a ajouté M. Pinheiro.

Faute d'une saisie de la CPI, bloquée notamment par la Russie au Conseil de Sécurité, la Commission avait menacé de rendre publiques les données collectées. Mais les diplomates, y compris des pays soutenant l'opposition syrienne, les avaient mis en garde sur une démarche jugée contraire au droit international, explique-t-on de source diplomatique à Genève.

Les enquêteurs de l'ONU sur la Syrie ont déclaré mardi qu'ils allaient "partager" avec la justice de certains Etats des "noms et des informations" relatives à des auteurs de crimes de guerre afin qu'ils soient jugés.
Depuis qu'ils ont commencé à dresser une liste confidentielle d'auteurs de crimes de guerre, rapport après rapport, les enquêteurs de l'ONU, en place depuis septembre 2011, avaient toujours indiqué qu'ils voulaient la garder confidentielle, réservant ces informations pour la Cour pénale internationale (CPI) une fois qu'elle serait saisie.
Présentant son dernier rapport devant le Conseil des droits de l'Homme, le président de la commission d'enquête, le Brésilien Paulo Pinheiro, a expliqué mardi que les enquêteurs avaient décidé de divulguer la liste des noms et des informations sur ces criminels, mais...