Le ministre de la Justice, Achraf Rifi, durant un débat avec la presse à Paris. À sa gauche, notre correspondant, Élie Masboungi.
Le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a eu ces deux derniers jours à Paris des entretiens officiels avec les responsables français, avec qui il a discuté notamment du fonctionnement des tribunaux en France et des législations en matière de terrorisme.
M. Rifi a souligné à cette occasion que, contrairement au Liban, la France a aboli les tribunaux d'exception, établissant par contre un dispositif pour la lutte contre le terrorisme par le moyen de magistrats spécialisés en la matière. Il a ajouté que depuis un bon moment, il n'y a plus en France d'instances uniques à l'instar des tribunaux militaires au Liban, mais des tribunaux avec appel et cassation. De plus, a encore rappelé le ministre, la justice militaire en France ne juge que des militaires alors que ce n'est pas le cas chez nous.
Le ministre libanais a ajouté qu'au cours de ses rencontres, lundi avec le procureur général et mardi avec son homologue française, Christiane Taubira, les discussions ont porté sur trois points, à savoir les procédures, les prisons et la réorganisation du ministère libanais de la Justice en tenant compte du modèle français. Il a ajouté que ses conclusions, après ces entretiens franco-libanais, lui permettront de formuler aux autorités compétentes des propositions et des projets de loi pour réorganiser le ministère de la Justice et améliorer le rendement à tous les niveaux, toujours en profitant de l'expérience française et en s'inspirant de ce qui est en vigueur en France.
De plus, a-t-il précisé, le ministère de la Justice va examiner la situation dramatique des prisons libanaises en s'inspirant encore une fois de l'exemple français qui a mis en place une administration pénitentiaire qui fonctionne bien malgré la surpopulation carcérale et d'autres problèmes.
Lundi soir, avec un groupe restreint de journalistes, M. Rifi a évoqué la situation politique au Liban et dans la région en se montrant rassurant au niveau de l'état de la sécurité et estimant que l'armée libanaise est parfaitement capable de protéger nos frontières et de se battre contre les organisations terroristes tant dans les zones frontalières qu'à l'intérieur du pays.
Pour ce qui est de l'aide militaire attendue, le ministre a exprimé un avis en tant qu'ancien responsable sécuritaire. Il a estimé que la récente signature par Riyad du contrat franco-saoudien d'aide militaire de trois milliards de dollars au Liban est un développement « moral et stratégique important ».
M. Rifi a souligné à cette occasion que, contrairement au Liban, la France a aboli les tribunaux d'exception, établissant par contre un dispositif pour la lutte contre le terrorisme par le moyen de magistrats spécialisés en la matière. Il a ajouté que depuis un bon moment, il n'y a plus en France d'instances uniques à l'instar des tribunaux militaires au Liban, mais des tribunaux avec appel et cassation. De plus, a encore rappelé le ministre, la justice militaire en France ne juge que des militaires alors que ce n'est pas le cas chez nous.Le ministre libanais a ajouté...

