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L'Iran met en garde contre une "désintégration" du Yémen

 L'Iran a mis en garde mardi contre une "désintégration" du Yémen, en critiquant l'installation du président Abd Rabbo Mansour Hadi à Aden après sa fuite de la capitale Sanaa, contrôlée par les miliciens chiites yéménites.

"Sanaa est la capitale officielle et historique du Yémen et ceux qui à Aden soutiennent la désintégration ou la guerre civile (au Yémen) seront responsables des conséquences", a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, cité par l'agence Isna.

"Le président démissionnaire du Yémen aurait mieux fait de rester à Sanaa et conserver sa lettre de démission pour ne pas entraîner ce pays dans la crise", a-t-il ajouté, en affirmant que Téhéran "soutient l'unité, l'indépendance et un dialogue national large au Yémen".

L'Iran, puissance régionale chiite, est accusé d'avoir contribué à la prise du pouvoir à Sanaa par la milice chiite des Houthis, des accusations d'ingérence rejetée par l'Iran. Les chiites représentent environ un tiers de la population yéménite.

M. Hadi, considéré comme le président légitime par la communauté internationale, a réussi le 21 février à fuir Sanaa où il était assigné à résidence par les Houthis, pour trouver refuge à Aden, grande ville du sud du Yémen et fief de ses partisans. Après avoir démissionné, il est revenu sur sa décision initiale. Il a proclamé Aden comme "capitale" du Yémen, "Sanaa étant sous occupation des Houthis", selon l'un de ses assistants.

De leur côté, les monarchies arabes sunnites du Golfe ont accepté de parrainer à Ryad une conférence de sortie de crise au Yémen. Les monarchies du Golfe ont transféré leurs ambassades à Aden. Mais les Etats-Unis qui ont fermé leur chancellerie comme d'autres Occidentaux à Sanaa, ont indiqué ne pas avoir l'intention, pour le moment, de la transférer à Aden.

M. Amir-Abdollahian a également critiqué "l'utilisation de terroristes au Yémen" en faisant état d'"informations sur le transfert suspect de forces de Daech (un acronyme arabe de l'organisation de l'Etat islamique) dans certaines régions du sud du Yémen", sans donner plus de précision.

Des combattants d'el-Qaëda mènent régulièrement des attaques dans le sud du Yémen, zone où le réseau extrémiste sunnite est bien implanté.
Les miliciens chiites Houthis, qui contrôlent Sanaa, tentent d'étendre leur influence dans le centre du Yémen, mais rencontrent une vive résistance de la part de tribus sunnites qui n'hésitent pas parfois à s'allier à el-Qaëda

 L'Iran a mis en garde mardi contre une "désintégration" du Yémen, en critiquant l'installation du président Abd Rabbo Mansour Hadi à Aden après sa fuite de la capitale Sanaa, contrôlée par les miliciens chiites yéménites.
"Sanaa est la capitale officielle et historique du Yémen et ceux qui à Aden soutiennent la désintégration ou la guerre civile (au Yémen) seront responsables des conséquences", a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, cité par l'agence Isna.
"Le président démissionnaire du Yémen aurait mieux fait de rester à Sanaa et conserver sa lettre de démission pour ne pas entraîner ce pays dans la crise", a-t-il ajouté, en affirmant que Téhéran "soutient l'unité, l'indépendance et un dialogue national large au Yémen".
L'Iran, puissance régionale...