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Économie

Ventes au détail US : chahutées mais plutôt robustes

Les ventes au détail US sont publiées en termes nominaux et, à ce titre, sont affectées par un effet-prix, très fort en ce qui concerne les dépenses dans les stations-service
(≈ 10 % du total). Ce rappel est indispensable pour analyser les évolutions récentes. En cumul sur décembre-janvier, les ventes au détail ont reculé de 1,6 % au total et de 16 % dans les stations-service. Les prix de l'essence ayant repris 11 % en février, un rebond des ventes est attendu (+ 0,4 %). L'essentiel n'est pas là, mais plutôt dans les ventes « core » (hors auto, essence, matériel de construction) qui donnent une image plus juste de la tendance. Depuis le printemps dernier, leur rythme de croissance est robuste (de l'ordre de 4 % l'an en termes réels), mais il a connu un freinage sur les derniers mois. Il semble que les gains en pouvoir d'achat venant de la baisse des prix du pétrole ont davantage été épargnés que consommés (graphe ci-contre). La consommation privée apportera une contribution un peu plus faible à la croissance du PIB au T1 (après 2,8 points au T4 2014), alors qu'on enregistre par ailleurs une faiblesse des dépenses d'investissement et d'inventaires. Le chiffre de croissance du PIB réel risque donc de fléchir, même si ce n'est que temporaire. Cela étant, le marché du travail tourne toujours à plein régime (295 000 créations d'emploi en février). La hausse du taux d'épargne est un phénomène temporaire de lissage de la consommation. Celle-ci va rester le principal moteur de croissance en 2015.

 

Les ventes au détail US sont publiées en termes nominaux et, à ce titre, sont affectées par un effet-prix, très fort en ce qui concerne les dépenses dans les stations-service(≈ 10 % du total). Ce rappel est indispensable pour analyser les évolutions récentes. En cumul sur décembre-janvier, les ventes au détail ont reculé de 1,6 % au total et de 16 % dans les stations-service. Les prix de l'essence ayant repris 11 % en février, un rebond des ventes est attendu (+ 0,4 %). L'essentiel n'est pas là, mais plutôt dans les ventes « core » (hors auto, essence, matériel de construction) qui donnent une image plus juste de la tendance. Depuis le printemps dernier, leur rythme de croissance est robuste (de l'ordre de 4 % l'an en termes réels), mais il a connu un freinage sur les derniers mois. Il semble que les gains en...
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