Au moins deux enfants et un Casque bleu tchadien ont été tués hier par des tirs de roquettes à Kidal, dans le nord-est du Mali, au lendemain d'un attentat meurtrier à Bamako, le premier à frapper des Occidentaux dans la capitale. Contrairement à l'attaque de Bamako, revendiquée par al-Mourabitoune, le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, les auteurs des tirs de roquettes contre un camp de l'Onu à Kidal, fréquents dans ce bastion de la rébellion, ne se sont pas fait connaître dans l'immédiat. Pour sa part, la mission de l'Onu au Mali (Minusma) a fait état d'un soldat tué et de huit blessés dans ses rangs, ainsi que de deux morts et de trois blessés parmi la population civile à l'extérieur du camp. Elle a précisé ensuite sur son compte Twitter que les deux civils tués étaient des enfants. Une source au sein de la Minusma a par ailleurs indiqué que le soldat tué appartenait au contingent tchadien, le plus important numériquement. Dans sa revendication, le groupe al-Mourabitoune a dit vouloir venger non seulement un de ses chefs, Ahmad el-Tilemsi, tué par l'armée française en décembre, mais surtout son « prophète de l'Occident mécréant qui l'a insulté et moqué ». Pour sa part, le Conseil de sécurité de l'Onu a fermement condamné hier l'attaque « haineuse » d'une base de Casques bleus dans le nord du Mali et mis en garde ses auteurs qui auront à rendre des comptes.
Moyen Orient et Monde - Mali
Week-end meurtrier à Bamako et Kidal
OLJ / le 09 mars 2015 à 00h00

