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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Pékin appuie Moscou face aux Occidentaux

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, hier, lors de sa conférence de presse annuelle. China Daily/ Reuters

Pékin s'est efforcée hier de réaffirmer ses ambitions de puissance diplomatique. Pour sa conférence de presse annuelle, en marge d'une session de l'Assemblée nationale populaire (ANP), chambre d'enregistrement législative, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a recouru à toutes les formules rhétoriques habituelles du régime.
D'un côté, M. Wang a insisté sur le soutien indéfectible de Pékin à ses vieux amis et alliés, qu'il s'agisse de la Russie en dépit de l'opprobre lié à la crise ukrainienne, ou de Pyongyang malgré un fort agacement envers ses velléités belliqueuses. De l'autre, la Chine tient à s'affirmer ostensiblement comme l'égal des États-Unis, où le président Xi Jinping doit se rendre cette année. « Les deux dirigeants (américain et chinois) impulseront un nouvel élan aux efforts pour construire un modèle inédit de relations entre grandes puissances », a déclaré Wang Yi. Dialogue indispensable mais clairement délimité : « La Chine et les États-Unis sont deux grands pays. Il est impossible qu'il n'y ait pas de désaccord entre nous », a-t-il aussitôt ajouté. Alors que les États-Unis sont en pointe pour durcir les sanctions économiques contre la Russie sur fond d'aggravation de la situation en Ukraine, la Chine, elle, se dit prête à renforcer toujours davantage son soutien à Moscou.
Par ailleurs, Pékin souligne qu'elle poursuivra sa « coordination stratégique pour la paix et la sécurité ». La Chine apporte traditionnellement son soutien à son voisin (russe) au Conseil de sécurité de l'Onu (dont tous deux sont membres permanents), notamment sur la question syrienne.

Contentieux territoriaux
Comme à son habitude, Wang Yi a réservé ses piques les plus acerbes au Japon, bête noire du discours diplomatique pékinois. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe ne sera invité aux cérémonies du 70e anniversaire de la fin du conflit cet automne à Pékin que « s'il fait preuve de sincérité » sur les responsabilités historiques nippones, a martelé le ministre.
Quant aux contentieux territoriaux sur des îles et récifs en mer de Chine méridionale, qui opposent la Chine au Vietnam ou aux Philippines, Wang Yi s'en est tenu au discours officiel fermant la porte à toute négociation.
Enfin, le ministre a rappelé « l'amitié traditionnelle » liant la Chine à la Corée du Nord, qui « ne saurait être affectée par des turbulences passagères », mais ce soutien n'est pas sans réserves. Pékin est le plus proche allié du régime de Pyongyang, mais, soucieux de stabilité dans la péninsule, il s'irrite vivement des provocations belliqueuses et imprévisibles du pays ermite.
Signe de cette défiance : interrogé sur l'éventualité d'une première rencontre entre Xi Jinping et le jeune dirigeant Kim Jong-un, Wang Yi a botté en touche... en invoquant simplement la nécessité de trouver « un moment compatible avec l'agenda des deux parties ».
(Source : AFP)

Pékin s'est efforcée hier de réaffirmer ses ambitions de puissance diplomatique. Pour sa conférence de presse annuelle, en marge d'une session de l'Assemblée nationale populaire (ANP), chambre d'enregistrement législative, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a recouru à toutes les formules rhétoriques habituelles du régime.D'un côté, M. Wang a insisté sur le soutien indéfectible de Pékin à ses vieux amis et alliés, qu'il s'agisse de la Russie en dépit de l'opprobre lié à la crise ukrainienne, ou de Pyongyang malgré un fort agacement envers ses velléités belliqueuses. De l'autre, la Chine tient à s'affirmer ostensiblement comme l'égal des États-Unis, où le président Xi Jinping doit se rendre cette année. « Les deux dirigeants (américain et chinois) impulseront un nouvel élan aux efforts...
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