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Culture - Street Art

Un extraterrestre d’Invader bientôt mis sur orbite

Le street art gagne (de) l'espace : une œuvre de l'artiste de rue français Invader, créateur des célèbres mosaïques représentant de petits extraterrestres, sera posée la semaine prochaine dans la Station spatiale internationale (ISS).

Une œuvre de l’artiste de rue français Invader, créateur des célèbres mosaïques représentant de petits extraterrestres, sera posée la semaine prochaine dans la Station spatiale internationale (ISS). Photo AFP/Esa/Nasa

«Pour moi, c'est presque un rêve d'enfant qui se réalise. Jusqu'au dernier moment, je ne croyais pas que cela serait possible», a déclaré à l'AFP cet artiste né en 1969, l'année où l'homme a marché pour la première fois sur la Lune.
Effectivement, «ce sera la première fois» que le street art investira la Station spatiale internationale, a assuré Invader qui a travaillé sur ce projet en coopération avec l'Agence spatiale européenne (Esa). Sa mosaïque Space2 avait embarqué en toute discrétion le 29 juillet à bord du cargo spatial européen ATV-5 venu ravitailler la station spatiale où se relaient des astronautes de différents pays. Après s'être arrimé le 12 août à l'ISS, l'ATV l'a quittée six mois plus tard pour se désintégrer dans l'atmosphère, sa mission achevée. Mais la plaque de mosaïque, de 15 centimètres sur 10, représentant un petit alien rouge sur fond noir, avec une bordure or et argent, est restée à bord de l'ISS. Conservée dans un sac, elle attendait tranquillement d'être posée. Ce sera chose faite jeudi. L'astronaute italienne Samantha Cristoforetti la fixera dans le laboratoire européen Columbus, avec de la bande adhésive.
Par mesure de sécurité, l'œuvre est enveloppée dans une feuille en plastique pour éviter qu'un carreau de céramique se casse et que ses débris se dispersent dans la station, a précisé Invader.

« Ponts » entre l'art et l'espace
Plusieurs endroits ont été envisagés pour fixer l'œuvre dans cet univers en apesanteur. «Il faut que cela fasse une belle photo», souligne l'artiste. La mosaïque sera sans doute posée sur l'écoutille de Colombus, c'est-à-dire la porte coulissante qui s'ouvre vers le haut pour laisser passer les astronautes, a indiqué Jules Grandsire, responsable de la communication au Centre européen des astronautes de l'Esa à Cologne (Allemagne). «Cette coopération avec Space Invader met en évidence les ponts qui existent entre l'art et l'espace», note M. Grandsire, qui explique que cela fait partie «du projet éducatif de l'Esa qui vise à susciter chez les jeunes des vocations» dans le domaine spatial.
L'Esa lancera le 16 mars un concours pour que les jeunes imaginent leur propre mosaïque sur le thème de l'espace. Les dix meilleurs projets seront récompensées par un prix. Et à terre, Invader va continuer sa collaboration avec l'Esa, en imaginant des œuvres pour huit de ses centres. C'est déjà chose faite à Cologne et en Belgique.
Invader, qui dissimule souvent son visage derrière un masque, a envahi le monde avec ses petits carreaux de piscine colorés, sortes de pixels matériels, tout droit issus du jeu vidéo Space Invaders de 1978, mettant en scène une invasion d'aliens dans les rues. Depuis la fin des années 1990, il a posé environ 3200 mosaïques dans les grandes villes, dont près de 1200 à Paris, et exposé dans de multiples galeries et musées. En août 2012, Invader avait déjà fait un premier pas vers l'espace, en envoyant une mosaïque Space1 dans la stratosphère grâce à un petit aéronef porté par un ballon météorologique rempli d'hélium. Le vol avait duré quelques heures.

«Pour moi, c'est presque un rêve d'enfant qui se réalise. Jusqu'au dernier moment, je ne croyais pas que cela serait possible», a déclaré à l'AFP cet artiste né en 1969, l'année où l'homme a marché pour la première fois sur la Lune.Effectivement, «ce sera la première fois» que le street art investira la Station spatiale internationale, a assuré Invader qui a travaillé sur ce projet en coopération avec l'Agence spatiale européenne (Esa). Sa mosaïque Space2 avait embarqué en toute discrétion le 29 juillet à bord du cargo spatial européen ATV-5 venu ravitailler la station spatiale où se relaient des astronautes de différents pays. Après s'être arrimé le 12 août à l'ISS, l'ATV l'a quittée six mois plus tard pour se désintégrer dans l'atmosphère, sa mission achevée. Mais la plaque de mosaïque, de 15...
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