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Économie - Hydrocarbures

BP investit massivement dans le gaz égyptien

Le géant pétrolier britannique va investir 12 milliards de dollars dans un champ gazier en mer Méditerranée. L'exploitation pourrait démarrer en 2017 et assurer à terme l'équivalent du quart de la production actuelle de gaz dans le pays.

La production, qui va s’appuyer sur deux blocs maritimes (North Alexandria et West Mediterranean Deepwater), pourrait s’élever jusqu’à l’équivalent de 34 millions de mètres cubes de gaz par jour. Archives/AFP

Bonne nouvelle pour le président Sissi : le groupe pétrolier BP a annoncé vouloir doper sa production de gaz en Égypte, à travers un immense investissement de 12 milliards de dollars. « L'ensemble du gaz produit alimentera le réseau gazier du pays, ce qui aidera à suivre la croissance attendue de la demande locale en énergie », a expliqué vendredi le groupe britannique dans un communiqué.
BP, qui détient 65 % de ce projet en mer Méditerranée situé dans l'ouest du delta du Nil, a précisé que la production pourrait débuter en 2017. Cette dernière s'appuiera sur deux blocs maritimes (North Alexandria et West Mediterranean Deepwater) et pourrait s'élever jusqu'à l'équivalent de 34 millions de mètres cubes de gaz par jour – soit l'équivalent du quart de la production gazière actuelle du pays.
Cette manne pourrait aider l'Égypte, deuxième producteur de gaz d'Afrique, a enrayer la baisse de sa production, qui s'est contractée de 3 % par an en moyenne de 2009 à 2013, d'après l'Agence américaine d'information sur l'énergie. Ce pays, qui consomme à lui seul plus de 40 % du gaz absorbé en Afrique, connaît d'importantes pénuries d'énergie qui freinent le développement de son économie.
Cette annonce a tout d'un succès pour le président Abdel Fattah al-Sissi, arrivé au pouvoir après la destitution du président islamiste Mohammad Morsi dont les partisans ont subi depuis une terrible répression. Le nouveau chef de l'État cherche à attirer les investissements étrangers dans un pays encore en proie à des troubles, quatre ans après la révolution qui avait chassé Hosni Moubarak du pouvoir.
Dans ce contexte, BP a souligné que le lancement de ce projet, qui représente le principal investissement direct étranger dans le pays, constituait « un vote de confiance dans le climat des affaires en Égypte et dans son potentiel économique ».

Centrale nucléaire et avions Rafale
Le gouvernement égyptien a « salué » pour sa part l'annonce de BP, qui fera l'objet d'une signature officielle lors d'une conférence internationale à Charm el-Cheikh (13-15 mars) organisée pour attirer les investisseurs. Parmi d'autres accords commerciaux majeurs conclus récemment, Le Caire a signé début février avec Moscou un accord préliminaire pour construire la première centrale électrique nucléaire d'Égypte. Au-delà du secteur énergétique, crucial, les autorités comptent aussi sur des projets industriels, miniers et portuaires pour soutenir le décollage économique – comme le développement de la zone du canal de Suez comme « hub » logistique, l'épanouissement du triangle d'or minier dans le Sud-Est et la création du port industriel de Safaga.
Dans le domaine de la défense, l'Égypte a conclu mi-février avec la France un contrat d'achat de 24 avions de chasse Rafale, un geste interprété comme une manifestation de la volonté du Caire de diversifier ses sources d'armements et de s'affranchir de la tutelle américaine.
Fait notable, le partenaire de BP dans le mégaprojet gazier de l'ouest du delta du Nil est une entreprise pétrolière allemande, DEA, qui vient d'être rachetée par le fonds russe LetterOne, propriété du milliardaire russe Mikhaïl Fridman. Avec ce partenaire, BP espère pouvoir extraire quelque 140 milliards de mètres cubes de gaz dans le cadre de ce projet, un chiffre qui pourrait même être doublé si de nouvelles explorations dans la zone s'avéraient concluantes et faisaient l'objet d'investissements supplémentaires. Les compagnies pensent en outre tirer de l'exploitation des gisements de gaz quelque 55 millions de barils de condensats, un pétrole léger souvent bien valorisé comme produit raffiné – en essence par exemple.
BP est présent depuis une cinquantaine d'année en Égypte, dont il a assuré depuis environ 40 % de la production nationale de pétrole. Désormais confronté à une concurrence plus nombreuse des autres compagnies pétrolières, le groupe britannique assure actuellement 10 % de la production de pétrole et de condensats du pays.

(Source : AFP)

Bonne nouvelle pour le président Sissi : le groupe pétrolier BP a annoncé vouloir doper sa production de gaz en Égypte, à travers un immense investissement de 12 milliards de dollars. « L'ensemble du gaz produit alimentera le réseau gazier du pays, ce qui aidera à suivre la croissance attendue de la demande locale en énergie », a expliqué vendredi le groupe britannique dans un communiqué.BP, qui détient 65 % de ce projet en mer Méditerranée situé dans l'ouest du delta du Nil, a précisé que la production pourrait débuter en 2017. Cette dernière s'appuiera sur deux blocs maritimes (North Alexandria et West Mediterranean Deepwater) et pourrait s'élever jusqu'à l'équivalent de 34 millions de mètres cubes de gaz par jour – soit l'équivalent du quart de la production gazière actuelle du pays.Cette manne pourrait...
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