Moyen Orient et Monde

« Notre 1er secrétaire a écrit à Bapt et le convoque au parti le mardi 3 à 16h »

OLJ
02/03/2015

Interrogé par L'Orient-Le Jour, Rita Maalouf, membre du secrétariat international du Parti socialiste en charge du Liban et de la Syrie, et secrétaire nationale adjointe à la Francophonie, revient sur les sanctions prévues par le Parti socialiste après le voyage de Gérard Bapt et de trois autres parlementaires à Damas, et sur la position du PS concernant la crise syrienne. « Notre 1er secrétaire a écrit à Bapt et le convoque au parti le mardi 3 à 16h. Personne n'a été avisé au parti de ce déplacement, ni le 1er secrétaire ni le secrétariat national (qui est l'équipe qui dirige le parti et dont je fais parti). Aucun feu vert n'a été donné à ce voyage libano-syrien. Nous condamnons ce déplacement et nous qualifions Bachar el-Assad non pas de dictateur, mais de boucher de Damas. Ce serait à la haute autorité du parti à décider des sanctions à entreprendre », explique-t-elle. « La présence des députés en Syrie est une faute morale par rapport à nos principes de liberté, d'autodétermination des peuples, nos principes de promotion de laïcité : le député Myard se targue d'être invité par le mufti général de la République en compagnie de hautes personnalités religieuses chrétiennes dont il n'est pas surprenant qu'ils aient fait part de leur soutien à la politique du gouvernement syrien, puisque les moukhabarat ont leur mot à dire lors du choix de ces personnalités. Si la France veut ouvrir une voie diplomatique, elle n'a pas besoin de mercenaires commando qui veulent eux-mêmes par leur propre initiative ouvrir une voie pour des raisons qu'on ignore. Qu'est-ce que cela cache en réalité ? Cette initiative est ridicule sur le fond et sur la forme. Que proposent ces parlementaires de s'asseoir sur la barbarie en espérant un coup de main contre la barbarie ? En termes de terrorisme Bachar n'est pas mieux que Daech », ajoute-t-elle.
Concernant la position du PS par rapport au conflit syrien, Mme Maalouf est tout aussi explicite : « La solution au conflit est assurément politique, mais tant que les Iraniens et les Russes bloquent, elle devient plus compliquée. Cette solution passe par le départ de Bachar. Et face à Daech la solution n'est pas à Damas, mais passe par l'aide aux Kurdes (qu'on a rencontrés au parti), par le soutien à l'opposition syrienne modérée avec qui on entretient des contacts permanents. Cette solution passe également par Téhéran, Moscou, Riyad, Doha et Ankara.
De son côté, le chef de l'opposition syrienne en exil, Khaled Khoja, a salué hier la position « exemplaire » de Paris sur la Syrie et réaffirmé qu'un règlement du conflit passait « impérativement » par « le départ du régime dictatorial de Bachar el-Assad ».

Y.I.

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