* Le cheikh Abdellatif Deriane, mufti de la République, lors d'une rencontre avec des membres de la colonie libanaise à Djeddah, en Arabie saoudite : « La non-élection d'un président de la République est porteuse de crises. Celles-ci ont commencé à se multiplier. En tout état de cause, il n'est pas permis que ce blocage persiste dans nos institutions. Il faut nous acquitter de l'échéance présidentielle pour rétablir la constitutionnalité et le dynamisme des institutions. Nous avons aujourd'hui vingt-quatre têtes pour la République libanaise, nous en voulons une seule, faute de quoi les choses seront encore plus difficiles en Conseil des ministres. »
*Kamel Rifaï, député de Baalbeck et membre du bloc du Hezbollah, à la Voix du Liban 93,3 : « L'intérêt général impose de trouver un mécanisme pour l'action gouvernementale afin d'assurer la bonne marche des affaires publiques en attendant un accord sur l'élection d'un président de la République. La réunion qui a été tenue chez (l'ancien) président Michel Sleiman ne conduira pas à l'élection d'un chef de l'État, mais plutôt à la paralysie du gouvernement et des affaires des gens. »
* Élie Marouni, député Kataëb de Zahlé, à la Voix du Liban 100,5 : « L'élection du président ne nécessite pas de mettre en œuvre des stratégies. Elle a simplement besoin de la volonté des leaderships qui bloquent le quorum et se dissimulent derrière le prétexte des circonstances régionales. J'appelle la société civile à se mobiliser contre ceux qui font échec au quorum. Et pour ce qui est du gouvernement, j'estime que le mécanisme en place est le plus opportun à ce stade afin de ne pas trop faciliter les choses et oublier l'élection du président. »
*Ammar Houry, député de Beyrouth et membre du bloc du Futur, à la Voix du Liban 93,3 : « Nous aurions pu nous passer de tous les conseils en provenance de l'extérieur si nous avions nous-mêmes pris le taureau par les cornes et élu un président de la République. Le problème qui se pose à présent, c'est sur le rétablissement de l'action du Conseil des ministres conformément à la Constitution et à la loi. La solution se trouve dans la Constitution et loin de toute jurisprudence. Certes, il n'est pas permis que les choses fonctionnent comme à l'ordinaire à l'ombre de la vacance présidentielle, mais la Constitution a défini la manière d'agir du Conseil des ministres (dans ce cas) et il s'agit de s'y conformer. »
*Le « Rassemblement pour l'identité et la souveraineté », dans un communiqué lu par l'ancien ministre Youssef Salamé : « Si le dialogue entre le Hezbollah et le courant du Futur a ses lenteurs, du fait de sa corrélation avec le conflit sectaire dans la région, nous ne comprenons pas sur quoi le dialogue interchrétien sur la présidence de la République achoppe. Il n'est plus permis désormais que cet échec soit une façade dissimulant les conflits des autres, comme il n'est plus permis non plus que celui qui a contribué il y a près de trois décennies à saboter l'élection présidentielle et à la vider de sa substance revienne aujourd'hui et anéantisse le reste de la République pour les mêmes raisons. »
*Émile Rahmé, député de Baalbeck-Hermel et membre du bloc du Changement et de la Réforme, dans une déclaration à la presse : « Le gouvernement libanais devrait négocier avec son homologue syrien et permettre aux armées syrienne et libanaise de mettre au point une stratégie commune pour éradiquer (le terrorisme jihadiste) des hauteurs partagées par les deux pays. Tout autre comportement conduirait au maintien de ce péril sur nos hauteurs. »
*Kamel Rifaï, député de Baalbeck et membre du bloc du Hezbollah, à la Voix du Liban 93,3 : « L'intérêt général impose de trouver un mécanisme pour l'action...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef