Le cadre structurel d'une éthique journalistique unifiée commence à s'ébaucher.
Depuis que le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a élaboré en 2013, après plusieurs consultations avec les représentants de 34 médias, une charte d'éthique de dix-huit articles, celle-ci a intégré les réflexions permanentes sur la déontologie des médias, la résolution des conflits et la déconstruction des mécanismes de violence. Le ministre de l'Information s'était engagé à signer un protocole de mise en application de cette charte d'honneur, qui avait été lancée, rappelons-le, en coopération avec le ministère, dans le cadre du projet du Pnud pour l'édification de la paix au Liban.
Cette année, un premier pas concret sera franchi dans ce sens.
Au cours des quatre prochains mois, les responsables du projet surveilleront, à travers l'observatoire de l'association Maharat, le travail des médias audiovisuels (les journaux télévisés) et celui de la presse écrite et électronique (les articles publiés) sous l'angle d'un volet précis de la charte d'éthique : le racisme à l'égard des réfugiés syriens et palestiniens. Il s'agira d'un travail de surveillance et de contrôle (monitoring), qui fera l'objet d'un rapport à publier, non pas dans le but d'accuser les médias, ni de les pointer du doigt, mais de mesurer le degré effectif de leur engagement en faveur de la charte. L'enjeu n'est pas tant de « discipliner » les médias que de les sensibiliser à certains dérapages déontologiques (attisement des tensions, sélectivité de l'information, occultation de certaines initiatives civiles ou politiques pacifiques...).
Ce travail doit donc permettre d'évaluer dans un premier temps la disposition des médias à se conformer à une éthique de travail, à travers un procédé progressif et méticuleux guidé par deux directives : évaluer l'engagement des médias par étapes, chacune étant consacrée à une disposition de la charte d'honneur, et préconiser une approche participative des journalistes dans le processus de mise en œuvre de la charte.
C'est en tout cas dans ce contexte que le Pnud a réuni hier, en son siège au centre-ville, les représentants des 34 médias partenaires du projet, afin de les informer de la méthode de surveillance qui sera appliquée au cours des prochains mois. L'aspect technique de la surveillance a été exposé dans le détail. Celle-ci se base en effet sur une méthode scientifique, visant à « comparer qualitativement et quantitativement l'information, et l'analyser », à travers des outils précis mis au point par l'association Maharat à cette fin. Impliquée dans le travail des médias et la liberté d'expression et d'opinion, l'ONG a déjà entrepris un travail de surveillance des médias, le dernier en date ayant porté sur la semaine au cours de laquelle le Parlement a reconduit son mandat pour la seconde fois. Les résultats de l'étude, publiés sur le site de l'association maharatfoundation.org, permettent de quantifier l'information relative au sujet et de décortiquer les différents angles traités, tout en dressant un bilan comparatif du contenu.
Réserves...
Ainsi, au niveau quantitatif, le suivi de l'information relative aux réfugiés syriens et palestiniens portera sur des sujets clairement définis : les crimes commis par et contre les réfugiés, la concurrence sur le marché du travail, les services médicaux aux réfugiés, l'assistance humanitaire, l'exploitation ou la potentialisation des femmes et des enfants, les décisions gouvernementales et administratives relatives, les perquisitions sécuritaires, les actes de vandalisme, les manifestations civiles, la xénophobie ou l'intégration...
Mais au-delà des explications techniques, les échanges au siège du Pnud hier, entre des journalistes et les chargés du projet, ont porté sur l'intérêt du projet en soi. Certains journalistes, forts d'une longue expérience dans le métier, ont exprimé des réserves sur l'utilité d'évaluer la déontologie des médias. Par exemple, la question de la violence politique a été invoquée par des journalistes, qui ont dit subir des « menaces morales, matérielles et physiques », face auxquelles le débat sur la déontologie semble pour le moins secondaire. D'autres seniors de la presse se sont montrés sceptiques quant au rôle des médias dans la résolution des conflits. Des représentants de médias audiovisuels ont surtout exprimé leurs craintes de voir la surveillance de l'éthique basculer vers la censure, mais ces craintes ont vite été apaisées par les représentants du Pnud et de Maharat, qui œuvrent d'ailleurs contre la censure.
Ce début de mise en œuvre de la charte d'honneur a déjà pour mérite d'offrir aux médias un espace d'autocritique où pourraient germer les normes réalistes d'une éthique commune...
Pour mémoire
Jreige veut appliquer la charte d'honneur des médias
Les résolutions du CISH sur les médias dans une société multiconfessionnelle
Cette année, un premier pas concret sera franchi dans ce sens.Au cours des quatre prochains mois, les responsables du projet...


Yâ Ïléééhéh wou yâ hassértéééh ! C’est ainsi qu’on implore le ciel en dialecte libanais(h) pur jus. En ce Kottor-contrée sis le Grand-Liban genre Mont-Liban, la mort rôde souvent. Elle vient de la mer qui noie, du ciel qui ruisselle et surtout de cette steppe d’à côté qui dessèche. De la végétation arrachée dont la terre devient boue si pas gadoue. Et si cela ne suffit pas, voici les médias racistes et sectaires qui repèrent un par un ces réfugiéspour les dessécher sur pied : Ceux qui grouillent dans les crevasses croyant s’en sortir. Ceux qui courent comme des perdus, en tous sens. Ceux qui pensaient s’y faire construire, yâââïï, 1 refuge de capriné ; yâ téëtîréh ! Au début du siècle dernier, le fléau qui décimait, entrecoupé de catastrophes récurrentes, était juste la simple Famine ; principale cause de décès dans cette montagne crevée. Sa nette progression, disait-on, passait par les petites sauterelles libanaises, vecteurs de tous les malheurs. Avant cela, les sectaires de tout poil avaient même déjà accusé les anciens réfugiés de tous ces malheurs ! On voit là l’infect amalgame médiatique xénophobe et sectaire : une tripotée de sauterelles donc, et des réfugiés mahééék en passe n’est-ce pas d’affamer le pays. Avec, pour faire bon poids, des médias qui, répercutant les consignes de funestes sponsors ou hiérarchies…. ultra racistes, excitent les gens contre ces réfugiés excommuniés ainsi à tout va dans ces crevasses et sur ces terrasses du Mont-libanais(h) ; yâ wâïyléééh !
15 h 01, le 24 février 2015