* Salim Salhab, député du Metn (bloc du Changement et de la Réforme), dans des déclarations à la télévision : « L'entrevue entre le chef du courant du Futur, Saad Hariri, et le général Michel Aoun a eu lieu dans la foulée de la dixième commémoration de l'assassinat de Rafic Hariri. Le CPL avait envoyé une importante délégation à la cérémonie (au Biel). M. Hariri n'a pas fait de promesse au général Aoun au sujet de la présidence de la République. Le dîner (à la résidence de M. Hariri) n'était pas programmé pour parler de cette question. De toutes les manières, le facteur interne dans la crise présidentielle n'est pas déterminant, c'est surtout le facteur extérieur qui joue un rôle. »
* Antoine Zahra, député (Forces libanaises) du Batroun, à la chaîne du Futur : « Un an presque après l'entrée dans la vacance présidentielle, nous continuons à discuter du sexe des anges. Il n'y a pas de retour à une vie constitutionnelle et politique normale sans qu'on ne procède d'abord à l'élection d'un président de la République. La solution est là, elle consiste à faire en sorte que la Chambre se réunisse immédiatement et qu'elle élise un président conformément à la Constitution. Certes, l'État ne peut pas fonctionner normalement en l'absence d'une tête, mais pourquoi aller chercher des mécanismes de fonctionnement (du gouvernement) hors de la Constitution pour remédier à cette vacance du pouvoir ? »
*Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur, dans une déclaration à la presse : « Le retour de Saad Hariri met fin aux propos du genre "One Way Ticket". Quant au dialogue avec le Hezbollah, il ne signifie pas que nous avons accepté de céder sur la moindre de nos constantes. Notre bataille contre le terrorisme pratiqué par Daech (l'État islamique) est évidente. Mais dans le même temps, cette bataille ne veut pas dire que nous sommes d'accord sur la participation (du Hezbollah) au conflit syrien et sur le soutien au régime de Bachar el-Assad. D'ailleurs, ce dernier n'existe plus aujourd'hui, cela est illustré par le fait que ce sont aujourd'hui le Hezbollah et l'Iran qui se chargent des annonces sur les résultats des combats en Syrie. Nous sommes ainsi devant un projet d'empire perse dans la région et cela constitue un danger pour le Liban. »
* Élie Keyrouz, député FL de Bécharré, lors d'une cérémonie commémorative à Qnat (caza de Bécharré) : « Les chrétiens et le Liban sont aux portes d'une phase dangereuse. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de nous engager dans un dialogue avec le Courant patriotique libre, en vue d'en finir avec les affres accumulées du passé et pour nous mettre d'accord sur des thèmes qui concernent les chrétiens du Liban. »
* Ibrahim Kanaan, député du Metn et secrétaire du bloc aouniste, dans une déclaration à la Voix du Liban : « Nous cherchons à mettre de l'ordre dans nos rapports avec les Forces libanaises. Il n'y a pas d'atermoiements dans le dialogue en cours, mais il ne faut pas oublier que nous sortons de trente années de désaccords politiques. Nous nous efforçons de les résorber par le biais d'un document d'entente en dix-sept points. Il n'y a pas encore de calendrier programmé en vue d'une rencontre entre le général Michel Aoun et le chef des FL, Samir Geagea. Mais si nous entrons dans la deuxième phase du dialogue, cela permettra de rapprocher cette échéance. »
*Yassine Jaber, député de Nabatiyeh (bloc berryste), dans des propos tenus devant des visiteurs : « L'entrevue entre le président de la Chambre Nabih Berry et l'ancien Premier ministre Saad Hariri n'a rien de surprenant. Elle est tout à fait normale d'autant que les rapports sont très bons aujourd'hui entre les deux hommes et entre leurs deux blocs. Puis M. Berry est le parrain du dialogue en cours entre le Futur et le Hezbollah. C'est même lui qui l'a institué. »
* Cheikh Mohammad Ali Jouzou, mufti du Mont-Liban, dans une déclaration à la presse : « Le sang continue de couler à flots en Syrie et les gardiens de la révolution iraniens jettent de l'huile sur le feu. Nous assistons à un désastre historique, et la haine iranienne enfle jour après jour, à l'heure où le Hezbollah attire Daech et le Front al-Nosra au Liban. L'Iran est responsable de la confusion, du chaos et des troubles que vit le monde arabe. À l'origine de la terreur dans cette région, on retrouve l'Iran et Bachar el-Assad, et non pas Daech. »
* Antoine Zahra, député (Forces libanaises) du Batroun, à la chaîne du Futur : « Un an presque après l'entrée...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Les magouilles dans les ventes d’armes ont été depuis toujours le gagne-pain de certaines puissances.. Il suffit de regarder le dossier de la vente d’armes à l’Angola pour se rappeler que tout le monde a trempé dans la soupe à la corruption. La chaîne de la corruption démarre au plus haut niveau de l’Etat français pour se terminer au plus haut niveau de l’Etat acheteur, en passant par une série d’intermédiaires plus ou moins douteux ou officiels. Hormis l’affaire des ventes d’armes à l’Angola, il y a d’autres affaires comme celle des Frégates de Taïwan qui s’est terminée en queue-de-poisson. Mais aussi, récemment il y a l’affaire de la vente d’armes pour le Liban : une affaire qui implique un don saoudien de 3 milliards de dollars, que la France devrait monayer en armes pour l’armée libanaise.. Or, selon une source de l’armée libanaise, citée par le quotidien libanais al-Akhbar « le contrat franco-saoudien a échoué » et pour cause.. La source explique qu'en échange d'un milliard de dollars, "la valeur réelle de l'équipement militaire offert ne dépasse pas les 600 millions de dollars". De surcroit, s’exclame la source " nous ne savons pas où sont passés les trois millars de dollars du don saoudien . De plus, les armes n’ont pas de valeur stratégique, elles ne sont pas du genre à provoquer de sérieux changements sur le terrain dans un conflit contre des groupuscules terroristes armés».
12 h 39, le 23 février 2015