Des confrontations musclées ont eu lieu entre des militants du parti Orange et des sympathisants de Juwa lors du second tour des législatives aux îles Comores. Marco Longari/AFP
Bangladesh
Un accident de ferry fait plus de 41 victimes
Au moins 41 personnes, dont onze enfants, ont péri hier après le naufrage d'un ferry entré en collision avec un cargo, a annoncé la police. Selon le chef de la police locale Rakibuz Zaman, « environ 50 personnes ont regagné la rive à la nage ou ont été secourues par d'autres navires ». Les recherches se poursuivaient hier dans la nuit pour retrouver les disparus, avec l'aide de projeteurs d'autres bateaux. Les secouristes ont remonté les corps à quelque 70 km de la capitale Dacca, dans le terminal ferroviaire de Paturia, où se sont retrouvées les familles en deuil pour les identifier. Le nombre précis de personnes à bord du ferry n'était pas immédiatement connu, la plupart des navires de transport de personnes ne tenant pas de registres de passagers au Bangladesh. Le ferry en provenance du district de Rajbari faisait route vers Paturia quand il a été éperonné. Selon un responsable, un navire était sur le point de remettre le ferry à flot. Le capitaine du cargo et deux membres d'équipage ont été arrêtés.
Îles Comores
Le second tour des législatives rythmé par des heurts
Les Comores ont voté hier pour le second tour des législatives dans un face-à-face tendu entre le camp de l'ex-président Ahmad Abdallah Sambi, partisan d'un rapprochement avec le monde musulman, et la majorité présidentielle actuelle réputée plus francophile. Signe d'une crispation croissante, des incidents isolés ont eu lieu dans plusieurs bureaux de vote de Moroni, la capitale. Des militants du parti Orange, éliminé au premier tour, se sont battus à coups de poing avec des sympathisants de Juwa dans des bureaux des quartiers de Bacha et de Djomani, a constaté un journaliste de l'AFP. Dans le quartier de Magoudjou, des inconnus ont également couvert de graffitis des magasins tenus par des natifs d'Anjouan, l'île de M. Sambi. L'issue du scrutin reste incertaine du fait du jeu des alliances de dernière minute et d'une campagne qui a peu mobilisé un électorat tenté par l'abstention. Les résultats officiels provisoires ne seront connus que dans la semaine.
Côte d'Ivoire
La « Dame de fer » interrogée au procès de la crise de 2010-2011
Accusée d' « atteinte à la sûreté de l'État », l'ex-Première dame Simone Gbagbo sera entendue aujourd'hui à Abidjan au procès fleuve sur la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d'Ivoire – un procès critiqué par certains observateurs pour son apparent manque de rigueur. La Cour d'assises va chercher à déterminer son rôle dans les violences ayant embrasé le pays de décembre 2010 à mai 2011, causées par le refus de son mari Laurent, alors président, de reconnaître la victoire de l'actuel chef de l'État Alassane Ouattara. Les autorités judiciaires, interrogées par l'AFP, n'ont pas souhaité s'exprimer, mais un magistrat participant au procès défend, sous couvert d'anonymat, une « longue instruction » et une « enquête sérieuse », assurant qu' « il n'y a pas d'improvisation ». Pour la défense de Mme Gbagbo, ce procès « est une grande blague, indigne de la Côte d'Ivoire, regrette son avocate Habiba Touré. Il n'y a rien, pas une preuve matérielle, concrète. L'instruction a duré trois ans, mais on n'a pas été capable de ressortir des faits ».
Japon
Niveaux alarmants d'une fuite d'eau radioactive à Fukushima
Une nouvelle fuite d'eau hautement radioactive vers la mer a été détectée hier sur le site de la centrale japonaise de Fukushima, a annoncé l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco). Des capteurs fixés sur une conduite d'évacuation d'eaux de pluie et souterraines ont mesuré des taux de radioactivité jusqu'à 70 fois supérieurs aux valeurs déjà hautes enregistrées sur le site, a précisé un porte-parole de la compagnie. Ces taux relevés vers 10h00 heure locale (01h00 GMT) sont progressivement redescendus au cours de la journée, mais ils restaient à des niveaux alarmants. Selon Tepco, une inspection n'a pas révélé d'anomalie dans les gigantesques réservoirs de stockage d'eau contaminée et Tepco affirme « n'avoir nulle raison de penser que les réservoirs de stockage des eaux contaminées ont fui ».
Proche-Orient
Israël veut « l'effondrement de l'Autorité palestinienne »
Le négociateur en chef palestinien a accusé hier Israël de chercher « l'effondrement » de l'Autorité palestinienne en ne lui reversant pas les fonds qui lui sont dus. Début janvier, Israël avait gelé le versement de 106 millions d'euros de taxes collectées chaque mois pour le compte de l'Autorité en riposte à la demande palestinienne d'adhésion à la Cour pénale internationale (CPI). Rien n'est arrivé non plus en février. « Cet argent n'est pas de l'argent israélien ni de l'aide internationale », a déclaré Saëb Erakat sur la radio publique palestinienne, appelant la communauté internationale à faire « bien plus » que publier des communiqués pour condamner cette sanction israélienne unilatérale.
Un ex-dirigeant du Fateh jugé : Abbas « instrumentalise la justice »
L'avocat de l'ex-homme fort du Fateh à Gaza, Mohammad Dahlane, jugé par contumace pour corruption, a accusé hier le président palestinien Mahmoud Abbas d' « instrumentaliser » la justice après que deux de ses proches ont été inquiétés par la police. M. Dahlane, désormais installé aux Émirats arabes unis, est jugé par un tribunal anticorruption de Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie occupée, pour des dépenses non justifiées estimées à 17 millions de dollars. D'autre part, un Palestinien a poignardé hier au ventre un juif ultraorthodoxe dans la Vieille Ville de Jérusalem, le blessant légèrement avant d'être interpellé par le chef de la municipalité juive de la Ville sainte et son garde du corps, ont indiqué la police et les services de secours israéliens. La police a identifié l'assaillant comme étant un Palestinien de 18 ans entré illégalement en Israël et a affirmé qu'il subissait un interrogatoire en début de soirée.
L'État hébreu commande 14 avions de combat américains
Le ministère israélien de la Défense a annoncé hier avoir conclu un accord avec les États-Unis pour l'acquisition de 14 avions de combat furtifs de type F-35 supplémentaires. « Le montant de cette commande va atteindre près de trois milliards de dollars avec un prix moyen pour chaque appareil de 110 millions de dollars », a précisé le ministère sur Twitter.
Selon les médias israéliens, l'acquisition des F-35 sera financée par l'aide militaire des États-Unis à Israël qui atteint plus de trois milliards de dollars par an. Les appareils sont censés être livrés sur deux ans à partir de la fin de 2016. Enfin, Israël aurait l'intention de commander 17 autres F-35 dans les prochaines années.
Égypte
Vente de gaz à Israël : un ex-ministre et cinq hauts responsables acquittés
Un ex-ministre du Pétrole égyptien et cinq hauts responsables, accusés de dilapidation de fonds publics et d'enrichissement personnel, ont été acquittés samedi dans une affaire liée à la vente à Israël de gaz naturel à un prix inférieur à celui du marché. En juin 2012, le ministre Sameh Fahmi avait été condamné à 15 ans de prison, mais la Cour de cassation a par la suite annulé ce verdict et ordonné un nouveau procès. Outre M. Fahmy, cinq responsables de la Haute Autorité égyptienne pour le pétrole et le gaz, condamnés en première instance à des peines allant de 3 à 10 ans de prison, ont été acquittés par le tribunal criminel du Caire.Négocié sous le règne de Hosni Moubarak, renversé par une révolte populaire en février 2011, le contrat de livraison de gaz à Israël faisait l'objet de vives critiques en Égypte après le soulèvement, les détracteurs de l'ancien pouvoir estimant en particulier que le prix avait été sous-évalué.
Koweït
Un ex-député condamné à deux ans de prison
Une cour d'appel koweïtienne a condamné hier un opposant politique à deux ans de prison ferme pour insulte à l'émir, rapporte la presse locale. La défense a annoncé son intention de faire appel du jugement prononcé à l'encontre de Moussallam al-Barrak, un ex-député. En 2013, celui-ci avait été reconnu coupable en première instance d'avoir insulté l'émir Sabah al-Ahmad al-Sabah dans un discours prononcé en 2012, dans lequel il l'appelait à éviter un « régime autocratique ». Il avait alors écopé de cinq ans de prison. Aucune manifestation n'a eu lieu à l'annonce du verdict, contrairement à ce qui s'était produit lors du jugement de première instance, et Moussallam al-Barrak s'est déclaré prêt à se constituer prisonnier.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve