*Nabil de Freige, ministre d'État (bloc du Futur) pour la Réforme administrative, à la chaîne MTV : « Saad Hariri (chef du courant du Futur) a mis les points sur les i dans son discours en définissant les objectifs et les limites du dialogue avec le Hezbollah. Si ce dialogue se révèle improductif, une chose est toutefois sûre, il ne peut pas être nuisible. Tout le monde aujourd'hui est persuadé que nul ne peut refuser le dialogue au Liban. Jusqu'ici, le Hezbollah et le général Michel Aoun nous traitaient en adversaires, voire en ennemis. Aujourd'hui, ils ont réalisé qu'ils étaient allés trop loin (...) Depuis le 23 avril 2014 (date à laquelle a eu lieu la première séance de la Chambre pour élire un président de la République), c'est-à-dire depuis qu'un groupe parlementaire s'est retiré de l'hémicycle et a retiré avec lui le dossier de la présidentielle, ce dossier est devenu dépendant de l'étranger. »
* Waël Bou Faour, à l'issue d'un entretien avec le président de la Chambre, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné : « Nous avons évoqué la question du mécanisme de travail au sein du Conseil des ministres, c'est-à-dire de la quasi-crise gouvernementale que nous traversons actuellement. Notre position et celle du président de la Chambre sont concordantes à ce sujet. Lui et Walid Joumblatt (chef du PSP) croient dans la nécessité de faciliter l'action du Conseil des ministres, mais sans entrer dans de nouveaux précédents constitutionnels qui nous mèneraient vers l'inconnu. Le débat politique est ouvert et les possibilités de consensus politique existent, mais il est hors de question de porter atteinte à la Constitution. La vacance présidentielle est condamnable, mais cela ne doit pas nous conduire à mettre en place de nouveaux usages. »
*Nagib Mikati, ancien Premier ministre et député de Tripoli, dans une déclaration : « Il est préférable d'assurer un consensus minimal sur les dossiers posés à la table du Conseil des ministres sur la base de la formule suivie actuellement ou alors de revenir aux dispositions de la Constitution. Entrer dans de nouvelles jurisprudences risque d'aggraver les clivages politiques et confessionnels, et reviendrait à créer des précédents qui auraient des retombées futures sur les institutions. À présent que les rapports entre les parties politiques et la vacance présidentielle ont été normalisés, voilà que la position de la présidence du Conseil se trouve être prise pour cible. »
* Farid el-Khazen, député du Kesrouan et membre du bloc du Changement et de la Réforme, à la Voix du Liban 100,5 : « L'entrevue entre le chef du Futur Saad Hariri et le général Michel Aoun est venue prolonger le dialogue qui avait commencé précédemment entre eux. Il a été question de la crise présidentielle, tout comme d'autres sujets locaux (...) Jusqu'ici, il n'y a pas encore d'accord dans le cadre du dialogue entre le CPL et les FL. Je doute qu'il y ait une issue rapide à ce propos. »
*Fady Karam, député FL du Koura, dans une déclaration à la presse : « La rencontre entre (le général Michel) Aoun et (l'ancien Premier ministre Saad) Hariri était positive. Elle s'inscrit dans le prolongement du climat positif que l'on observe auprès de toutes les parties politiques au Liban (...) et qui est susceptible de protéger le Liban et de le mettre à l'écart de l'énorme tempête qui secoue la région. La question de la présidence de la République est au cœur des dialogues en cours. Pour notre part, nous avons participé hier (mercredi) à la séance électorale de la Chambre, mais hélas, la partie adverse s'obstine à ne pas aider à clore ce dossier. »
* Yassine Jaber, député de Nabatiyeh et membre du bloc berryste, à la Voix du Liban 93,3 : « Il convient d'appliquer l'article 65 de la Constitution pour ce qui est du mécanisme d'action du gouvernement. Nous devons nous rapprocher les uns les autres afin de parvenir à des résultats positifs pour ce qui est du cabinet et de la présidence de la République. Il y a un problème en ce qui a trait aux nominations. Si le Conseil des ministres est paralysé, nombre de postes sécuritaires seront vacants. Les choix sont limités. »
* Ammar Houri, député de Beyrouth (bloc du Futur), dans une déclaration à la presse : « Le discours politique dans le pays est à présent moins tendu qu'auparavant. Mais il ne faut pas se faire de grandes illusions au sujet du dialogue avec le Hezbollah. Nous espérons simplement pouvoir occasionner des avancées sur le dossier de la présidentielle et sur celui des tensions sectaires qui secouent la région et que nous voudrions stopper à l'extérieur du Liban. Saad Hariri adopte une politique d'ouverture et de main tendue en direction de tout le monde. Mais nous rejetons l'appel du secrétaire général du Hezbollah à une coordination entre les armées libanaise et syrienne. Nous ne pouvons pas demander à un terroriste de nous prêter son concours pour en combattre un autre. Le Liban fait partie de la coalition contre le terrorisme. »


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