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Cinema- - À L’Affiche

Ces immenses yeux ouverts du 7e art

Les arts ont des yeux. Les arts sont des yeux. Fenêtres sur la réalité et l'imaginaire, laissons-les grands ouverts et ne les refermons pas afin qu'ils éclairent le quotidien banal et monotone.

Amy Adams est Margaret Keane.

Big Eyes,

de Tim Burton

Avec Amy Adams
et Christoph Waltz

Ce film raconte la scandaleuse histoire vraie de l'une des plus grandes impostures de l'histoire de l'art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l'art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. Non apprécié par certains critiques, cet art a été très prisé par le public (surtout que les œuvres se vendaient finalement dans les supermarchés en format affiches et à des sommes modiques). Mais dans ce film il ne s'agit pas de l'œuvre de Keane, mais de la supercherie et de cette vérité qui a fini par éclater. En effet, les toiles n'avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme Margaret, qui a gardé le silence très longtemps jusqu'au jour où elle a décidé de poursuivre son mari en justice. Le film relate l'éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s'attribuant tout le mérite de son travail.
En préparation depuis 10 ans, Big Eyes a enfin pu voir le jour quand l'acteur Christoph Waltz (Inglorious Basterds) a signalé que son accord dépendait d'une condition non négociable : que Tim Burton soit le réalisateur du film. Il est étonnant de voir Burton, après quatre ans d'absence, aux commandes de cette réalisation. Une histoire qui ne ressemble en rien à ses précédents scénarios.
« J'ai grandi avec ces peintures, a expliqué Burton à la presse. Je les vois comme faisant un peu partie d'un art de banlieue. À cette époque, les peintures de Keane étaient partout. Personnellement, je trouve ces portraits d'enfants avec de grands yeux plutôt troublants. »
Le récit de Big Eyes mise ainsi sur une relation de couple – abusive – à une époque où le féminisme n'avait pas encore sa place et où l'homme prend le contrôle total de la vie de sa femme, y compris son identité. Margaret (artiste encore en vie), de nature introvertie, a laissé son mari, qui avait le sens des affaires, prendre tout en charge. « Walter était d'ailleurs un champion de la mise sur le marché, précise le cinéaste. Comme les galeries d'art crachaient sur les travaux de sa femme, il a décidé d'ouvrir sa propre galerie, de vendre les œuvres à des prix abordables et d'en faire aussi des affiches vendues dans les supermarchés. Il a été le premier à faire cela. Il n'en reste pas moins qu'il était un imposteur », ajoute le cinéaste.
L'image est très belle, satinée, aux couleurs chatoyantes de l'époque, un peu comme une carte postale. Même si les acteurs fétiches de Burton ne sont plus là, à savoir Johnny Depp ou Helena Bonham Carter, dont il est séparé récemment, ce film garde quand même la touche de l'auteur de Beetlejuice. Mettant l'accent sur les rapports ambigus entre humains et des violences morales que peuvent s'infliger les époux dans un couple sur fond de grands yeux comme des soucoupes, ce biopic ne serait-il pas dans la veine des films d'horreur du génial M. Burton ?

Grand Cinemas ABC Achrafieh, Dbayeh, Cinemacity (Beirut souks)

* * *

The Spongebob

De Paul Tibbit

avec Tom Kenny
et Clancy Brown.

Tout baigne à Bikini Bottom pour Bob l'éponge, l'éternel optimiste et ses amis : Patrick, l'étoile de mer fidèle, Carlo, le calamar égoïste, Sandy, l'écureuil et Monsieur Krabs, le crustacé obsédé par l'argent !
Cependant tout bascule quand la recette du pâté de crabe est volée par le diabolique pirate Steak Barbare (et les mouettes qui ne le quittent jamais...). Pour sauver leur monde, Bob et ses amis vont unir leurs forces (avec l'aide de Plankton, l'ennemi de toujours !) et débarquer dans le nôtre. Transformés en superhéros, ils vont apprendre à maîtriser leurs superpouvoirs, mais... ça va faire des vagues (Allo-ciné). Film à partir de trois ans, plein d'humour et compréhensible par tous.

Big Eyes,
de Tim Burton
Avec Amy Adamset Christoph Waltz
Ce film raconte la scandaleuse histoire vraie de l'une des plus grandes impostures de l'histoire de l'art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l'art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. Non apprécié par certains critiques, cet art a été très prisé par le public (surtout que les œuvres se vendaient finalement dans les supermarchés en format affiches et à des sommes modiques). Mais dans ce film il ne s'agit pas de l'œuvre de Keane, mais de la supercherie et de cette vérité qui a fini par éclater. En effet, les toiles n'avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme Margaret, qui a gardé le silence...
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