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Économie

Grèce : il est minuit moins cinq !

Grèce : dépôts bancaires

Avec son franc-parler, le nouveau ministre des Finances grec disait récemment que pour négocier, il ne fallait pas avoir peur d'aller au clash. Certes... mais pour arriver à un accord, les deux parties ne peuvent défendre des positions maximalistes. La semaine dernière, les premiers échanges entre la Grèce et le reste de la zone euro n'ont pas abouti. Le temps presse, car le programme de bailout européen se termine le 28 février et la Grèce ne veut plus du FMI. Sa situation de liquidité est très critique. De plus, tout nouveau programme ou changement des termes des contrats existants nécessite l'approbation de plusieurs Parlements nationaux (allemand, finlandais), ce qui est incertain et peut prendre du temps. La Grèce n'est pas en position de force, mais le gouvernement Tsipras est poussé à la surenchère à cause de ses promesses électorales. En fait, le seul acteur capable d'accélérer dramatiquement les événements est la BCE. Si elle décidait de couper l'accès à l'ELA, le système bancaire grec ne pourrait survivre sans un très strict contrôle des capitaux, et à terme ce serait la sortie de la zone euro. Ce serait une décision politique que la BCE ne prendra qu'une fois admis par tous qu'il n'y a aucun accord possible. On n'est pas encore arrivé à ce point. Toutefois, il faut bien admettre que le gouvernement grec n'a pas fait, pour l'instant, beaucoup de concessions. S'il ne change pas d'attitude, il n'obtiendra rien.

Avec son franc-parler, le nouveau ministre des Finances grec disait récemment que pour négocier, il ne fallait pas avoir peur d'aller au clash. Certes... mais pour arriver à un accord, les deux parties ne peuvent défendre des positions maximalistes. La semaine dernière, les premiers échanges entre la Grèce et le reste de la zone euro n'ont pas abouti. Le temps presse, car le programme de bailout européen se termine le 28 février et la Grèce ne veut plus du FMI. Sa situation de liquidité est très critique. De plus, tout nouveau programme ou changement des termes des contrats existants nécessite l'approbation de plusieurs Parlements nationaux (allemand, finlandais), ce qui est incertain et peut prendre du temps. La Grèce n'est pas en position de force, mais le gouvernement Tsipras est poussé à la surenchère à cause de ses...
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