Des manifestants antihouthis hier dans la ville de Taiz. Mohammad al-Sayaghi/Reuters
Des diplomates ont continué hier à quitter la capitale du Yémen, un pays de plus en plus isolé au fur et à mesure que la puissante milice chiite des houthis renforce son pouvoir à Sanaa.
L'Arabie saoudite, voisine du Yémen, est le premier pays arabe à annoncer l'évacuation de son ambassade, après des décisions similaires cette semaine des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni. « En raison de la situation politique et de la détérioration de la sécurité dans la capitale yéménite, l'Arabie saoudite a suspendu toutes les activités de son ambassade et évacué son personnel diplomatique », a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle Spa et rapporté par l'AFP. Le royaume saoudien, poids lourd du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a condamné, comme les cinq autres monarchies de cet organisme régional, le « coup d'État » des miliciens chiites, dit houthis, qui ont dissous il y a une semaine le Parlement et mis en place un Conseil présidentiel en guise d'exécutif.
Les chefs de diplomatie des monarchies pétrolières doivent se réunir aujourd'hui à Riyad sur la crise au Yémen.
De leur côté, l'Allemagne et l'Italie ont annoncé hier des mesures similaires et rapatrié du personnel. Quant à l'Italie, elle a fait état de « la fermeture temporaire » de son ambassade arguant de « l'aggravation progressive des conditions de sécurité ».

