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Économie - Commerce

Vente d’avions Rafale à l’Égypte : un contrat « historique »

La France signe lundi sa première vente de Rafale à l'étranger avec l'Égypte, une victoire économique et l'affirmation d'un partenariat stratégique, mais aussi un contrat qui suscite de vives critiques d'ONG en raison du caractère « très répressif » du régime égyptien.
Après une décennie d'espoirs déçus, de la Corée du Sud à Singapour, en passant par le Brésil ou le Maroc, l'avion de combat de Dassault a enfin trouvé preneur avec l'Égypte de Abdel Fattah al-Sissi, ex-chef de l'armée élu président après un coup de force en juillet 2013. La vente, conclue en un temps éclair et qui sera signée lundi au Caire par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, porte sur 24 appareils ainsi que sur une frégate multimissions Fremm, fabriquée par le groupe DCNS, pour un montant de 5,2 milliards d'euros.
« Cette négociation a été très rapide, elle a débuté fin novembre », a expliqué le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier, racontant avoir reçu un appel du ministre de la Défense lui annonçant que « l'Égypte a un vrai besoin en matière d'avions de combat et s'intéresse au Rafale ».
« Dassault Aviation sera au rendez-vous de la confiance qu'elle vient une nouvelle fois de nous témoigner », a-t-il déclaré, en rappelant que cette « décision pérennise une coopération qui remonte aux années 70 ». M. Trappier a également remercié « les autorités françaises, qui sont à l'origine du programme Rafale et qui lui ont apporté le soutien politique sans lequel il ne peut y avoir d'exportation militaire ».

Négociation rapide
Cette première vente à l'exportation du Rafale a été menée en un temps record. Tout commence, selon le ministère de la Défense, en septembre dernier lorsque M. Le Drian rencontre le président égyptien au Caire, qui évoque pour la première fois l'acquisition de Rafale et de frégate multimissions.
Au retour, Le Drian mandate une équipe de négociation autour des industriels impliqués, Dassault Aviation, MBDA pour les missiles et DCNS, ainsi que son cabinet. En novembre, lors d'une visite à Paris, M. Sissi précise ses intentions : 24 Rafale et une frégate. Puis il indique en janvier dernier sa volonté d'aller vite et invite M. Le Drian à inaugurer avec la frégate le second canal de Suez, le 2 août prochain.
L'affaire est finalement bouclée cette semaine. Vendredi dernier, les Égyptiens donnent leur accord et acceptent de soumettre le projet d'accord au président Sissi, qui donne son feu vert définitif ce jeudi.
Ce premier succès est crucial pour le constructeur Dassault Aviation, qui doit pérenniser la chaîne de production de l'appareil, mais aussi pour l'État français, qui appuyait le budget de la défense sur la vente de l'appareil à l'exportation. La Loi de programmation militaire (LPM) prévoit ainsi explicitement que des « livraisons à l'exportation (sont) également prévues permettant d'atteindre une cadence de production satisfaisante ». Malgré ses qualités, le Rafale n'avait jusqu'ici pas réussi à se vendre à l'exportation. Il avait subi un échec cuisant au Maroc, pourtant très lié à la France, puis a perdu coup sur coup en Suisse (2011) puis au Brésil (2013).
Éric Trappier avait dès samedi dernier indiqué dans Le Figaro que l'avionneur était en passe de « réussir le premier contrat export du Rafale ». Il avait également indiqué que d'autres pays de la région pourraient être preneurs, alors que Dassault est en négociations depuis 2012 avec l'Inde pour la vente de 126 appareils.
Avec la vente des Rafale, Paris a dit espérer « un effet boule de neige ». Parmi les autres acheteurs potentiels, figurent l'Inde, le Qatar, les Émirats arabes unis et, à plus long terme, la Malaisie.
(Source : AFP)

La France signe lundi sa première vente de Rafale à l'étranger avec l'Égypte, une victoire économique et l'affirmation d'un partenariat stratégique, mais aussi un contrat qui suscite de vives critiques d'ONG en raison du caractère « très répressif » du régime égyptien.Après une décennie d'espoirs déçus, de la Corée du Sud à Singapour, en passant par le Brésil ou le Maroc, l'avion de combat de Dassault a enfin trouvé preneur avec l'Égypte de Abdel Fattah al-Sissi, ex-chef de l'armée élu président après un coup de force en juillet 2013. La vente, conclue en un temps éclair et qui sera signée lundi au Caire par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, porte sur 24 appareils ainsi que sur une frégate multimissions Fremm, fabriquée par le groupe DCNS, pour un montant de 5,2 milliards...
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