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Moyen Orient et Monde - Conflit

Obama demande l’aval du Congrès dans la guerre contre l’EI

Le Hezbollah et les forces iraniennes avancent sur le terrain dans le Sud syrien.

Les soldats du régime syrien à Deir al-Adass, pris avec l’aide du Hezbollah et des forces iraniennes. Photo AFP

Barack Obama a demandé hier au Congrès américain d'avaliser la guerre contre le groupe État islamique (EI) en Irak et Syrie pour trois ans.
Le président américain, dans une déclaration, a engagé une offensive politique pour convaincre des élus sceptiques de soutenir sa stratégie pour vaincre les jihadistes de l'EI. « Se débarrasser de ces terroristes va prendre du temps, surtout dans les zones urbaines. Mais notre coalition est à l'offensive. L'EI est sur la défensive et l'EI va perdre », a-t-il lancé. Barack Obama souhaite pouvoir engager les forces spéciales, mais il veut rassurer les Américains qu'aucune « nouvelle intervention terrestre d'envergure au Moyen-Orient » ne sera lancée, écartant ainsi le spectre d'une nouvelle guerre d'Irak après celle qui a coûté la vie à près de 4 500 soldats américains entre 2003 et 2011. Il avait transmis peu avant une requête au Congrès, sous la forme d'une résolution « pour autoriser l'usage limité des forces armées américaines contre l'État islamique en Irak et au Levant », un document que le Congrès devra amender et, espère la Maison-Blanche, adopter à la plus grande majorité possible dans les prochains mois.

 

(Lire aussi : Afflux de combattants étrangers en Syrie "sans précédent", selon les États-Unis)


En attendant, sur le terrain, le Hezbollah, des officiers iraniens et l'armée syrienne poursuivaient hier leur avancée dans le Sud syrien, à la lisière de la ligne tenue par Israël, pour en chasser rebelles et jihadistes, selon la télévision syrienne et un officier syrien sur le terrain. C'est la première fois que Damas annonce officiellement que son armée est épaulée dans les combats contre les rebelles par le Hezbollah et par des officiers iraniens. Les forces du régime et leurs alliés ont lancé dimanche une offensive pour reprendre les territoires capturés ces derniers mois dans le Sud par les rebelles et les jihadistes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « Ils avancent dans la région qui se trouve à l'intersection des gouvernorats de Deraa, de Kuneitra et de la province de Damas », a indiqué hier l'ONG. Selon l'OSDH, qui évalue à près de 5 000 le nombre de combattants du Hezbollah déployés en Syrie, les forces prorégime ont capturé hier le village de Deir Maker, perché à 850 m d'altitude, à 40 km au sud-ouest de Damas, près de Kouneitra, au lendemain de la prise « stratégique », selon l'OSDH, du village de Deir al-Adass.
Pendant ce temps, les bombardements intenses menés par l'aviation syrienne sur une zone rebelle assiégée par l'armée à l'est de Damas rendent la situation sanitaire gravissime et poussent les équipes médicales à bout, a dénoncé le docteur Bart Janssens, directeur des opérations de Médecins sans frontière (MSF). Assiégée depuis un an et demi par l'armée du régime de Bachar el-Assad, la Ghouta orientale est depuis plusieurs semaines soumise à des bombardements particulièrement meurtriers. Selon l'OSDH, au moins 183 personnes ont été tuées dans des raids aériens ces dix derniers jours, en majorité des civils. Parmi les victimes, se trouvaient 29 enfants, a ajouté l'ONG.

 

(Lire aussi : En Syrie, le Hezbollah mène une vaste offensive sur le front sud)

 

Le rapport de De Mistura
Dans ce contexte, le médiateur de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura a annoncé hier qu'il présentera le 17 février au Conseil de sécurité un rapport sur sa mission visant à stopper la guerre ravageant ce pays depuis quatre ans, sans plus de détails. M. de Mistura venait de conclure une visite de 48 heures, la troisième depuis sa prise de fonctions, au cours de laquelle il a rencontré « longuement » le président Assad et le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem.
De l'autre côté de la frontière, en Irak, l'EI a annoncé hier qu'un Français figurait parmi trois jihadistes kamikazes ayant perpétré en Irak des attentats-suicide contre les forces gouvernementales et des milices alliées. Le message de l'EI annonce son décès dans une attaque menée à l'aide d'un camion piégé contre une caserne de miliciens chiites près de la base militaire de Speicher, dans la province de Salaheddine. L'EI a également fait circuler des photos d'un Qatari et d'un Syrien, identifiés respectivement comme Abou Amar al-Qatari et Abou Okacha ach-Chami, qui auraient également perpétré hier des attaques contre des positions des forces armées irakiennes près de Speicher. Il n'est pas précisé si les trois kamikazes avaient attaqué la même position.
Le groupe extrémiste compte plusieurs milliers de jihadistes venus de l'étranger. La guerre en Syrie attire des combattants étrangers à un rythme « sans précédent », estime l'administration américaine, qui chiffre à 20 000 le nombre de ces combattants. Leur profil est très variable, mais « nous estimons qu'au moins 3 400 de ces combattants étrangers viennent de pays occidentaux, dont 150 Américains », selon Nicolas Rasmussen, le directeur du Centre national antiterroriste (NCTC) américain.

 

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Barack Obama a demandé hier au Congrès américain d'avaliser la guerre contre le groupe État islamique (EI) en Irak et Syrie pour trois ans.Le président américain, dans une déclaration, a engagé une offensive politique pour convaincre des élus sceptiques de soutenir sa stratégie pour vaincre les jihadistes de l'EI. « Se débarrasser de ces terroristes va prendre du temps, surtout dans les zones urbaines. Mais notre coalition est à l'offensive. L'EI est sur la défensive et l'EI va perdre », a-t-il lancé. Barack Obama souhaite pouvoir engager les forces spéciales, mais il veut rassurer les Américains qu'aucune « nouvelle intervention terrestre d'envergure au Moyen-Orient » ne sera lancée, écartant ainsi le spectre d'une nouvelle guerre d'Irak après celle qui a coûté la vie à près de 4 500 soldats américains...
commentaires (1)

QU'ON FERME BIEN LES FRONTIÈRES SINON... CHASSÉS DU SUD DE LA SYRIE... ILS SUBMERGERONT LE LIBAN !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

07 h 57, le 12 février 2015

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Commentaires (1)

  • QU'ON FERME BIEN LES FRONTIÈRES SINON... CHASSÉS DU SUD DE LA SYRIE... ILS SUBMERGERONT LE LIBAN !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    07 h 57, le 12 février 2015

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