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Économie - Hydrocarbures

Le pétrole devrait rebondir d’ici à 2020, selon l’AIE

Après une dégringolade spectaculaire, les prix de l'or noir vont se redresser ces prochaines années, mais sans atteindre de nouveaux sommets car leur faiblesse ne suffit plus à dynamiser la croissance économique, prédit l'Agence internationale de l'énergie.

Au cours des six prochaines années, la demande devrait croître plus rapidement que l’offre, ce qui explique le redressement des prix. Archives/AFP

Dans son rapport sur les perspectives du pétrole à moyen terme, l'AIE parle d'un « nouveau chapitre » pour le marché de l'or noir avec des prix qui vont se redresser ces prochaines années, mais sans atteindre de nouveaux sommets. Le pétrole est « transformé, avec une offre plus réactive aux prix que dans le passé et une demande qui l'est moins ».
« Nous avons connu des périodes de chute des prix environ tous les dix ans depuis les années 1970, mais jamais une situation comme celle d'aujourd'hui », a souligné sa directrice exécutive, Maria Van der Hoeven, lors d'une conférence de presse à Londres.
« Le rééquilibrage du marché devrait intervenir relativement rapidement, mais sa portée sera relativement limitée, avec des prix se stabilisant à des niveaux plus élevés que les points bas observés récemment (sous les 50 dollars US, NDLR), mais nettement inférieurs aux sommets de ces trois dernières années », a écrit l'AIE. Cette affirmation du bras énergétique des pays développés prend appui sur l'évolution des prix à terme du pétrole sur le marché, qui se situaient à 55 dollars le baril en 2015 et 73 dollars en 2020.

Peu d'effet sur la croissance
Au cours des six prochaines années, la demande devrait croître plus rapidement que l'offre, ce qui explique le redressement des prix, mais la consommation sera moins forte qu'anticipé auparavant, dans un contexte économique peu dynamique.
Elle devrait croître en moyenne de 1,1 million de barils par jour (mbj) pour atteindre 99,1 mbj en 2020, contre 92,4 mbj en 2014. « La récente baisse des prix ne devrait avoir qu'un impact marginal sur la croissance de la demande mondiale pour le reste de la décennie », estime l'AIE.
Dans le même temps, la hausse de la production va marquer le pas : l'offre devrait augmenter chaque année de 860 000 barils par jour, bien en deçà à la croissance de 1,8 mbj de 2014. Deux tiers de cette hausse proviendront des pays non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) : leur production atteindra 60 mbj en 2020, contre 56,6 mbj l'an dernier. Elle bénéficiera notamment du redémarrage, dès 2017, de la production très « élastique » du pétrole de schiste outre-Atlantique, où elle devrait s'élever à 5,2 mbj en 2020, contre 3,6 mbj l'an dernier.
Les États-Unis pourraient ainsi endosser le rôle de « swing producer », celui qui garantit la stabilité des prix en ajustant la production. Cette fonction est habituellement dévolue à l'Opep, mais « le développement du pétrole de schiste a débloqué des ressources qui semblaient hors d'atteinte, ce qui a modifié la répartition habituelle des tâches entre les pays de l'Opep et hors Opep », a expliqué Mme Van der Hoeven.

Dans son rapport sur les perspectives du pétrole à moyen terme, l'AIE parle d'un « nouveau chapitre » pour le marché de l'or noir avec des prix qui vont se redresser ces prochaines années, mais sans atteindre de nouveaux sommets. Le pétrole est « transformé, avec une offre plus réactive aux prix que dans le passé et une demande qui l'est moins ».« Nous avons connu des périodes de chute des prix environ tous les dix ans depuis les années 1970, mais jamais une situation comme celle d'aujourd'hui », a souligné sa directrice exécutive, Maria Van der Hoeven, lors d'une conférence de presse à Londres.« Le rééquilibrage du marché devrait intervenir relativement rapidement, mais sa portée sera relativement limitée, avec des prix se stabilisant à des niveaux plus élevés que les points bas observés récemment...
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