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Économie

France : l’investissement, clé de la reprise

La faiblesse de l'investissement est le trait caractéristique de la reprise dans la zone euro. La France illustre très bien ce point. Depuis 2013, la consommation des ménages y progresse faiblement (à cause des hausses d'impôts) tandis que l'investissement se contracte sans discontinuer. Ce phénomène est visible pour tous les acteurs économiques. Dans le secteur public, l'investissement est de 5,5 % sous son pic précrise. Même s'il s'agit a priori de la partie la plus productive des dépenses de l'État, c'est aussi un poste qui est, politiquement parlant, plus facile à couper que celui des salaires, pensions ou transferts sociaux. Pour les entreprises non financières, les dépenses en capital sont à 7,2 % sous le niveau de 2008. Du côté des ménages, c'est un effondrement de près de 25 %. Les mises en chantier de logements neufs sont tombées à leur niveau de fin 1998, quand la population française était 10 % moins nombreuse qu'aujourd'hui. Si l'on peut admettre qu'il y a eu un excès de l'investissement immobilier dans les années précédant la crise financière, ce n'est pas le cas des autres dépenses d'investissement.
Une reprise sans investissement est associée le plus souvent à des contraintes sur le financement, qu'il soit interne ou externe. D'après l'Insee, le taux d'autofinancement des entreprises françaises a baissé jusque fin 2013 et, malgré un léger redressement en 2014, il reste environ 8 % sous sa moyenne historique. Par ailleurs, les enquêtes auprès des banques montrent, sinon un rationnement, en tout cas une certaine frilosité à financer les PME. Sur données historiques, on a pu observer que la croissance de l'output est d'environ un tiers plus faible dans une reprise sans crédit que dans une reprise dite normale. L'économie française va subir un coup de fouet conjoncturel au début 2015, mais c'est la réaction de l'investissement et du crédit qui nous dira si cette inflexion sera durable ou pas.

La faiblesse de l'investissement est le trait caractéristique de la reprise dans la zone euro. La France illustre très bien ce point. Depuis 2013, la consommation des ménages y progresse faiblement (à cause des hausses d'impôts) tandis que l'investissement se contracte sans discontinuer. Ce phénomène est visible pour tous les acteurs économiques. Dans le secteur public, l'investissement est de 5,5 % sous son pic précrise. Même s'il s'agit a priori de la partie la plus productive des dépenses de l'État, c'est aussi un poste qui est, politiquement parlant, plus facile à couper que celui des salaires, pensions ou transferts sociaux. Pour les entreprises non financières, les dépenses en capital sont à 7,2 % sous le niveau de 2008. Du côté des ménages, c'est un effondrement de près de 25 %. Les mises en chantier de...
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